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Un aller-retour en Thaïlande

C’est un des lieux d’Asie les plus visités, et tous ceux qui s’y sont rendus savent pourquoi. La Thaïlande, pays du sourire par excellence, offre bien des expériences à ne pas manquer, l’une d’elle ? La cuisine ! Cette semaine, Paris devient Bangkok, mais pas que…

La cuisine « thaï » est une des plus réputées du continent asiatique (voire du monde ?). Il faut dire qu’elle est variée, inspirée de l’Inde, de la Birmanie et de la Chine. Des plats généreux, avec des saveurs qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Si elle est, sur place, extrêmement bon marché, il existe, disséminés à Paris, des restaurants thaïlandais pour toutes les bourses. Voyager Ici & Ailleurs vous emmène dans un des meilleurs de la capitale, qui promet de laisser à vos yeux et vos papilles, un souvenir impérissable.

Rendez-vous pris au Blue Elephant, rue de la Roquette (75011). Face à la devanture, impossible de deviner ce qui vous attend à l’intérieur… Une large vitre occultée de blanc, le logo bien visible (un éléphant bleu), le nom du restaurant écrit en lettres dorées et puis l’entrée, exiguë, avec des touches de bois, des sculptures de reptiles, des fleurs… On ne peut pas passer à coté du « mur des célébrités », où posent, à côté du chef Chang Mulijan, James Cameron (entre autres) et Vladimir Poutine. 

© Clotilde Boudet

Ce qui marque en premier, ce sont les sourires. Ils sont caractéristiques des thaïlandais et ceux qui vous accueillent au Blue Elephant n’ont visiblement pas laissé l’ambiance du métro parisien pervertir le leur. La lumière est tamisée, un gros bouquet coloré illumine l’accueil, on devine quelques plantes, des poutres apparentes… Un seul mot pour décrire le lieu : chaleureux.

Et puis vous voilà au coeur de la jungle thaïlandaise, sur l’île de Koh Lanta, tant la verdure est abondante dans ce restaurant. Ou bien peut-être est-ce Sukhothai, à en juger par les statues divines accrochées ça et là. Quoi que les larges murs de bambous font penser à un village authentique et reculé de Phuket… Et ce pont en bois, avec cette paroi rocheuse ruisselante, au milieu de la salle principale, nous laisse un instant rêver être à Kanchanaburi… Bref, bienvenue en Thaïlande, pays de la sérénité (malgré les 250 couverts répartis en plusieurs salles et mezzanine, le lieu est très intime) où le sourire est une forme de langage. Et tout ça à deux pas de la place de la Bastille.

© Clotilde Boudet


Il y a tant de choix sur la carte (des recettes traditionnelles et d’autres, plus modernes), des plats  aux noms exotiques qu’on voudrait tous goûter (ou redécouvrir)… Le mieux reste de se faire plaisir avec un Menu Royal (48 €) constitué d’un assortiment de mets faits à base de produits de qualité. 5 petites entrées, 5 portions de plats différents accompagnés d’une portion de riz, et en dessert, une assiette de fruits. Pour les gourmands (si tenté que vous ayez déjà réussi à finir tout ça), la soupe, « tom yam khung » aux crevettes géantes et citronnelle ou « tom khan kai » au poulet et noix de coco, est en supplément.

Menu Royal (les plats) + Brochettes sauce saté © Clotilde Boudet

Nos coups de coeurs ? Le « pla samrod », du poisson frit servi avec une sauce légèrement pimentée aux oignons et poivrons. Les brochettes de poulet au saté sont à tomber par terre (et les adeptes savent comme il est dur de trouver de la bonne sauce saté dans les restaurants asiatique). Quant aux plats à la carte, le « pla neung manao », un bar entier poché au citron vert et à la citronnelle, recette populaire du Nord-est du pays et la « laab ped », salade de magret de canard à la mandarine, sont terriblement appétissants.

Si vous êtes végétarien, vous succomberez au « himmapan » de la simili-carné frit, noix de cajou, ananas frais et maïs nain. 

Magret de canard à la mandarine, citron vert, tamarin, litchi, sucre de palme et coriandre. © Blue Elephant


Bref, chaque bouchée est un émerveillement qui s’ajoute au plaisir d’un service impeccable, dans un lieu insolite et romantique.
Rappelez-vous cependant d’une chose : si ce repas vous a donné envie de voyager en Thaïlande, « mai phet » signifie « sans piment », et vous risquez d’avoir à l’utiliser…

  • Menu midi: de 14,80 € à 27 €
  • Menu soir : de 48 € à 59 €
  • A la carte : plats de 24 € à 32 €

Les infos pratiques

  • Téléphone : 01 47 00 42 00
  • Site web : https://www.blueelephant.com/
  • Adresse : 43-45 Rue de la Roquette, 75011 Paris

Un avant-goût d’Indonésie à Paris

Et si vous faisiez une escapade, le temps d’un repas, sur les îles époustouflantes d’Indonésie ? Et tout ça sans quitter Paris !

Si vous avez déjà été en Indonésie, nul doute que vous vous souvenez avec émotion du délicieux Gado-Gado que vous aviez dégusté sur une terrasse à Bali, ou de l’épicé Soto que vous aviez goûté à Java. Vous salivez à l’idée de retrouver ces goûts uniques et savoureux ? Ou bien vous voulez simplement faire tomber de nouvelles frontières gustatives ? Le Djakarta Bali, dans le 1er arrondissement, est l’endroit qu’il vous faut !

" Gado-Gado végétarien " – Riz, tempeh, tofu frit, œuf dur, beignet et nouilles – Sjaki’s Warung à Ubud, Bali © Clotilde Boudet
" Sate Ayam " et " Sate Daging " – Brochettes de poulet et de bœuf grillées, sauce cacahuète © Abamjiwa Al-hadi
" Soto Ayem " – Soupe épicé au poulet, avec vermicelle, œufs durs, et chips – Banyuwangi, Java © Clotilde Boudet

Des masques aux murs rappellent ces gargouilles que l'on voit à l’entrée des temples, supposés protéger les lieux des esprits mauvais. Une superbe statut dorée d’un bouddha en pleine méditation veille sur votre repas. Et l’accueil par le propriétaire Nin Hanafi et son équipe rappelle tout à fait les sourires francs des indonésiens ; des gens aussi généreux que leur culture est riche. Au menu ? Un éventail de spécialités culinaires des îles de Java, Sumatra et Bali. Le tout dans une atmosphère ethnique et feutrée ; le lieu fait part belle aux bois exotiques et couleurs chaudes.

L’éventail, on le retrouve aussi dans les mains des danseuses. En effet, le vendredi soir, le Djakarta Bali propose un encore plus grand plongeon dans la culture indonésienne, avec un spectacle traditionnel. La musique emplie alors le restaurant qui devient la scène de ces danseuses sublimes, vêtues d’étoffes de couleurs vives et ornés de motifs dorés. Les danses s’inspirent de la nature et symbolisent des traditions, des coutumes et des valeurs religieuses particulières.

Danseuse traditionnelle balinaise – Ubud, Bali © Clotilde Boudet

Les mouvements aériens des mains des femmes nous enivrent et soudain (la vue sur les rizières ou sur l’océan mise à part) on se retrouve à 11 000 km de Paris !

Le dépaysement est donc à la fois auditif, visuel et gustatif. De quoi combler curiosité ou nostalgie…
Bon appétit, ou comme disent les indonésiens : Selamat makan !

© Djakarta Bali