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Les guides Cartoville évoluent

En 2019, la collection de guides de voyage Cartoville, éditée par Gallimard, fait peau neuve. Des versions « augmentées » vont voir le jour, pour une découverte toujours plus approfondie des plus belles villes du monde.

Paris, Budapest, Copenhague, New York, Rome ou encore Tokyo… Voici quelques unes des villes qui font l’objet d’une nouvelle édition améliorée du « guide idéal de vos courts séjours ». La collection Cartoville s’offre, pour janvier 2019, 20 pages de contenu supplémentaire pour 21 de ses destinations les plus prisées. Ces nouveaux guides, toujours composés de bons plans, de dépliants et d’un carnet pratique, font la lumière sur 19 villes phares d’Europe et deux villes incontournables du monde (l’une aux Etats-Unis et l’autre au Japon). Chacune a été observée à la loupe et scrupuleusement détaillée pour que vous soient dévoilés tous ses secrets.

Budapest © Milan Gonda

Vous partez pour un week-end et voulez profiter judicieusement de chaque instant ? Associez les dix nouvelles pages, consacrées à dix incontournables de la ville, au programme (développé heure par heure) pour trois jours de visites et économisez bien du temps et des efforts. Vous partez avec un petit budget ? Les guides Cartoville améliorés vous donnent tous les bons plans gratuits, ou à petit prix… Tout en vous offrant de quoi vous repérer dans la ville : une carte détaillée, grand format, et une description des divers quartiers.

Vous n’avez jamais été scout et avez une peur bleue des cartes ? Pas de panique, le guide met à votre disposition des plans clairs et illustrés, avec localisation de centaines de sites, monuments et adresses recommandées ; et en nouveauté, des itinéraires à suivre pas à pas, pour des balades à thèmes inoubliables.

Vienne © Mapics

Autre nouveauté, et pas des moindres lorsqu’on n’est pas quadrilingue… Un lexique a été ajouté à votre guide Cartoville, pour avoir mots et expressions utiles juste sous la main et se faire facilement comprendre des locaux. Que vous viviez au jour le jour, ou que vous aimiez tout préparer à l’avance, cette nouvelle édition améliorée vous offre donc des guides à petit prix (dès 8,95 €), à prendre par la main pour des découvertes inédites.

Et rassurez-vous, si la destination de votre prochaine escapade ne fait pas partie des 21 villes ciblées par la nouvelle édition, l’édition standard de Cartoville propose plus de 100 destinations supplémentaires dont les guides sont régulièrement mis à jour.

New York © Dibrova

Les Belles Etapes du Tour de France : Paris 

Plus précisément, les Champs Elysées ! C’est sur cette avenue mythique du VIII ème arrondissement de Paris, créée en 1670, qu’a pris fin,  dimanche 29 juillet, le Tour de France 2018. Après avoir parcourus 3351 kilomètres, c’est sur la plus belle avenue du monde, longue de presque 2 kilomètres, que les coureurs du Tour ont achevé leur périple. L’avenue relie la place de la Concorde à la place Charles-de-Gaulle.

Après vous avoir fait découvrir 6 villes étapes superbes (parmi tant d’autres), nous voici arriver au bout de notre série des Belles Etapes du Tour de France !

L’info insolite : L’avenue tire son nom du lieu des Enfers où les âmes vertueuses trouvaient le repos dans les mythologies grecque et romaine. Autre fait étonnant, le soleil ne se couche pile dans l’axe des Champs Elysées que deux fois par ans. Aux alentours du 10 mai et du 1er août. L’astre descend alors dans le ciel pour arriver, rougeoyant, juste sous l’Arche de Triomphe. Un spectacle superbe !

L’atout majeur : A son extrémité ouest se dresse l’Arc de Triomphe, justement. Un monument construit en 1836, sous Napoléon I er, par l’architecte Jean-François Chalgrin. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu, inhumé en 1921, et qui symbolise les victimes de la Première Guerre mondiale. La flamme du souvenir qui se trouve entre ses quatre socles est ravivée chaque soir à 18h30, par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre.

Les choses à voir : La grande roue de Concorde, c’est fini ! Mais la Place conserve un charme certain, qui vaut le coup d’oeil surtout la nuit tombée, éclairée par les phrases nombreux des voitures. Passez devant l’hôtel de la Païva, au numéro 25. C’est un des plus vieux hôtel particulier de l'avenue, entre 1856 et 1866 par l’architecte Pierre Manguin. Il constitue l'un des meilleurs exemples bien conservés d'architecture privée du Second Empire. Mais sur les Champs, le maître mot c’est avant tout le shopping ! Luxe, prêt à porté, concessionnaires de voiture, parfumerie…  Parfois dans un décor magnifique, comme au numéro 78, sous les Arcades. Bref comme chantait Joe Dassin : « Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées »

Se divertir : Le célèbre cabaret Lido, ouvert en 1946, a commencé à se faire un nom lors de la Belle Epoque. Notamment grâce à sa décoration vénitienne et sa plage. Aujourd’hui , l’établissement propose deux spectacles par jour, qui rendent hommage à Paris dans ce qu’il a de plus essentiel et vibrant : son amour de l’art, du fantasque et de la beauté. Édith Piaf, Laurel et Hardy ou encore Dalida, se sont produits sur sa scène. En profitant d’un dîner, laissez vous envoûter par le charme des danseuses de la très sexy troupe des Bluebell Girls, avec leurs plumes et leurs nuées de paillettes… Ou par tous les autres artistes qui se produisent au Lido. Ils rendent tous merveilleusement bien hommage à la ville lumière. (116 bis Avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.40.76.56.10 ; à partir de 130 €)

Une spécialité : Sur les Champs Elysées, vous pouvez déguster une des spécialités les plus gourmandes et délicates de Paris : le macaron ! Et quel meilleur endroit pour cela que Ladurée ? Si les petits gâteux rond feront frissonner vos papilles de plaisirs, le spectacle est aussi au menu du restaurant et dans le design des lieux. Au rez-de-chaussée, la verrière Eiffel et la terrasse offrent une vue idéale sur l’avenue. Le bar est enchanteur, tout comme les différents salons du premier étage, dédiés aux égéries de l’époque. Le tout s’inspire du style du Second Empire et est magnifiquement réalisé par le décorateur Jacques Garcia. (75 avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.85.56.28.41 ; 2,60 € le macaron ; Menu complet à 42 €)

Où dormir : Dormir sur la plus belle avenue du monde, c’est s’assurer une expérience de luxe inégalée. L’hôtel 5 étoiles Marriott incarne à la perfection l’élégance parisien. 3 restaurants, un centre de fitness, une terrasse privée et un bar, où vous pouvez déguster de délicieux cocktails sous une immense verrière… Rien n’est trop beau pour les Champs Elysées. Dans vos chambres vous attendent lit king size et salle de bain en marbre, dans une décoration sobre et raffinée. (70 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris ; 01.53.93.55.00 ; à partir de 482 € la nuit)

Où manger : Entrez dans le Copenhague, et vous voilà loin du tumulte des Champs. C’est le restaurant de la mythique Maison du Danemark. C'est le seul de l’avenue à avoir une étoile au guide Michelin ! Vous entrez dans un espace chaleureux, accueillant, à la décoration élégante et épurée typiquement nordique. La carte est signée Andreas Møller, jeune et talentueux chef danois. A la carte, du poisson, évidemment, mais surtout des produits frais ! Le poisson est assuré de mettre moins de 10h pour arriver de la Bretagne, où il est pêché par les frères Jago, à votre assiette. Des mets d’exceptions, travaillés avec finesse. (142, Avenue des Champs-Elysées,  75008 Paris ; 01.44.13.86.26 ; Menu déjeuner à 55 €) 

La tufière de Pamukkale 

Inscrit au patrimoine mondiale de l’Unesco, est un site unique en son genre, au sud ouest de la Turquie, dans la Province de Denizli. Son nom signifie « le château de coton » en turc, et il est aisé de deviner pourquoi. Cette tufière est constituée de 17 sources d’eau chaude et gazeuse qui s’écoulent des entrailles de la montagne. Sa roche calcaire, aux formes énigmatiques ,se forme par l’action de l’air libre sur le dioxyde de carbone, très présent dans ces eaux saturés en sels minéraux.

Quand l’eau s’évapore, le dioxyde reste sur les flancs de la colline, en pâte épaisse et blanchâtre qui fini par durcir. C’est ce qui lui donne cet aspect de forteresse glacée, malgré la chaleur qui règne dans cette région du monde.

Des cascades pétrifiées dans le temps, des vasques en gradins pleines de cette eau d’un bleu turquoise presque irréel - qu’on dit curative - où se trempent avec enthousiasme les touristes, le spectacle est époustouflant.

Un lieu à visiter sans oublier son maillot de bain !

Les belles étapes du Tour de France : Espelette 

Espelette ou « Ezpeleta » est un village des terres basques qui abritent un peu plus de 2 000 habitants . La commune fait partie de la province du Labourd et se trouve à 10 kilomètres de la frontière franco-espagnole. Nommée d’après une famille noble de Navarre, Espelette signifie « lieu planté de buis ». Le village est en effet entouré d’une nature sauvage et magnifique, que les randonneurs du monde entier arpentent avec bonheur.

L’info insolite : En 1794, au plus fort de la Terreur, le Comité de Salut Public fit arrêter et déporter une partie des habitants du canton. Plus de 4000 hommes, femmes et enfants de divers communes, dont Espelette furent ainsi regroupés dans les églises alentours, puis déportés dans des conditions très précaires dans des camps disséminés dans différents départements français. 1 600 d’entre eux, au moins, sont morts des suites de ces mauvais traitements. Le retour des survivants a été décidé, par plusieurs arrêtés, en octobre de la même année.

L’atout majeur : On ne vous présente plus le piment d’Espelette ! C’est lui qui a fait la renommée de la commune. Il est utilisé depuis longtemps, cinq siècles dit-on, à la place du poivre dans toute la cuisine de la région. En 1980 il est labellisé AOC, et le village accueille alors des vagues de touristes curieux d’en savoir plus sur ce piment 4 sur l’échelle de Scoville. Ce qui en fait un piment doux, mais très parfumé ! Il  se cultive d'abord sous serre, est replanté dans les champs au printemps, pour être récolté en août. Le bourg vit bien-sûr au rythme de ces cultures. Les maisons l’arborent, peint sur leur façade et dès septembre, le village devient franchement pittoresque. Des guirlandes de piments pendent, pour le séchage, absolument partout ! (L’Atelier du Piment ; Elizaldeko Bidea, 64250 Espelette ; 05.59.93.90.21)

Les choses à voir : C’est au pied de l'ancien château des Barons d'Ezpeleta que s’est construit la commune. Il a été inscrit monument historique en 2007, et accueille désormais la Mairie. Pour découvrir l’artisanat local, rendez-vous aux Ateliers du Moulin (10 Plazaka karrika, 64250 Espelette ; 05.40.07.10.80) Si vous allez en contrebas du village, vous découvrirez une église du XVII ème siècle, typiquement basque. Sa particularité ? Une son entrée latérale. Le cimetière attenant recèle de vieilles stèles discoïdales, symbole de l'art funéraire basque. L’Eglise Saint-Etienne, également à l’écart du bourg, mérite aussi d’être vue ! L’intérieur de son clocher donjon cache d’étonnantes galeries de bois et des plafonds entièrement couvert de peintures du XVII ème siècle. Pensez à vous munir de chaussures de marche, nombreuses sont les randonnées qui partent d’Espelette.

Se divertir : Chaque année, le dernier week-end du mois d'octobre donne lieu à la traditionnelle fête du piment d'Espelette. Plusieurs milliers de visiteurs, locaux comme étrangers, viennent célébrer le fameux piment. Vous y rencontrerez des producteurs locaux, assisterez à des concerts, découvrirez l’ambiance joyeuse des bandas… Une messe est même donnée, durant laquelle le piment est béni ! La Confrérie du Piment d’Espelette, dans ses habits blancs et rouges, défilent ensuite dans les rues.

Une spécialité : C’est un plat traditionnel du pays basque, qu’on dit souvent « d’Espelette » : l’axoa, (prononcé « achoa ») du fait d’un restaurateur du village qui le fit connaître du grand public en le mettant à sa carte. C’est un plat rustique, servi au départ dans les foires, fait à base d’émincé de veau, de jambon de Bayonne, de poivrons, d’oignons… Le tout subtilement relevé avec des épices et l’incontournable piment ! A savoir : s’il est cuisiné de la veille, il est encore meilleur !

Où dormir : C’est une maison d’hôtes adorable, au nom particulièrement chantant : Irazabala. La maîtresse des lieux, Marikita Toffolo, vous accueille dans cette bâtisse aux couleurs d’Espelette, accrochée au flanc d’une colline où cohabitent chevaux, bétail et chênes séculaires, et où la quiétude règne.  La vue de la terrase, sur la montagne, est imprenable et les 5 chambres, spacieuses, baignent dans le charme de l’ancien. Un cocon de nature intacte, où il fait bon vivre. (Quartier Laharketa, Mendiko bidea 155, 64250 Espelette ; 06.07.14.93.61 ; à partir de 70 €)

Où manger : Ca fait 50 ans cette année que le Pottoka régale les visiteurs et habitants d’Espelette. Sabine Aguerre, la chef, s’est vue léguer l’établissement par son père, qui l’avait lui-même reçu de sa mère, qui avait elle-même pris la succession de l’arrière-grand mère de Sabine… Une histoire de famille donc ! Le lieu respire la culture basque, de la décoration à l’assiette ! Des « chipirons poilés au chorizo » en passant par le « tripotxe » (une sorte de boudin) fourni par un boucher du village, ou encore le « boeuf herriko maturé » (une viande du pays), vous quitterez le Pottoka avec toutes les saveurs du Pays-Basque en bouche ! (5 Place du jeu de Paume, 64250 Espelette ; 05.59.93.90.92 ; Menu dégustation - accord mets/vins à 42€)