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Evaneos, le voyagiste créateur de liens

Pour les dix ans d’Evaneos, Voyager Ici & Ailleurs revient sur le succès de ce voyagiste pas comme les autres, qui créent des ponts entre vous et des agences locales du monde entier.

Tout est parti de la volonté d’un homme, Eric La Bonnardière, qui rêvait d’associer son envie d’entreprendre différemment à sa passion pour le voyage. Il y a dix ans naissait ainsi Evaneos, première plateforme en ligne mettant en relation voyageurs et agences locales. Cette start-up cofondée avec Yvan Wibaux, est aujourd’hui une PME qui se porte bien, employant près de 200 salariés d’une vingtaine de nationalités différentes.

Evaneos voyagiste market place
L'équipe Evaneos en 2018 © Evaneos

Une entreprise sans frontières

Des profils métissés au sein même des bureaux parisiens de la société, 1300 agences locales partenaires à travers 160 destinations… Evaneos a vu grand et ne cesse de repousser les frontières. Pour Eric La Bonnardière et Yvan Wibaux, le voyage préféré, c’est celui qu'on va faire bientôt. C’est pour cela que les collaborateurs d’Evaneos mettent un point d’honneur à comprendre les envies et attentes des voyageurs qui font appellent à leur service.

Du « backpacker » à l’adepte des hôtels de luxe, du groupe d’ami(e)s en quête d’aventures au couple en quête de retour au source… Arrivé sur le site avec une destination en tête et (souvent) une feuille blanche entre les mains, chaque voyageur est mis en relation avec la personne la plus à même de l’aider à organiser son périple : un(e) local(e). Et si vous rêvez d’ailleurs mais n’avez pas d’idée précise quant à la destination finale, vous trouverez sans doute l’inspiration dans la rubrique « Où partir ? » du site web d’Evaneos.

Ouzbekistan Evaneos voyage
Chah-e-Zinda, Ouzbékistan © MehmetO


On pari que vous n’auriez jamais pensé à l’Ouzbékistan pour un séjour en septembre, à la découverte des légendes de la route de la soie ? Et pourtant… Des idées comme ça, le site en regorge et elles sont toutes 100 % personnalisables.

En fait, Evaneos a décidé d’humaniser le concept d’agence de voyage grâce à ses partenaires installés à travers le monde et minutieusement sélectionnés par des « areas managers ». Il est fini le temps où un conseiller enfermé dans son bureau vous parlez de ces choses à faire au bout du monde. Avec Evaneos, c’est le bout du monde qui vient vous parler de ses merveilles.

Capture d'écran du site d'Evaneos, où l'on découvre chaque agence locale partenaire

Voyager différemment, et mieux

Outre l’aspect humain de ce concept novateur, quels sont les avantages d’un voyage organisé par une agence locale ? Comme tout commerce, moins il y a d’intermédiaire, moins élevée sera la facture ; c’est le cas pour les prestations d’Evaneos. C’est également un moyen de participer directement à l’économie locale du pays qu’on souhaite visiter, et ce avant même d’avoir quitté son canapé.

Parce qu’il ne s’agit pas seulement de vous offrir une expérience différente, avec un voyage organisé sur-mesure dans les meilleures conditions, il s’agit aussi d’inciter la clientèle à voyager mieux. Un des leitmotiv d’Evaneos, c’est de vous faire découvrir la diversité et la richesse de notre planète. « Notre devoir est de la montrer et de la protéger grâce à un tourisme responsable et peu impactant pour les populations et les environnements », peut-on lire dans la charte de l’entreprise.

Parc National de Moremi, Botswana © Radek Borovka


Alors, à qui ferez-vous confiance pour co-créer votre prochain voyage ? Asanka, spécialiste du circuit hors des sentiers battus au Sri-Lanka, Estelle et son équipe basée à Grenoble, spécialiste des voyages Nature en France ou encore Bénédicte, qui n’attend que de partager avec vous son amour et expérience du Botswana ?

Evaneos vous invite à rencontrer en ligne, pour chaque destination, des experts avides de vous faire découvrir leur pays ou région. Pour que le voyage que vous êtes en train d’organiser soit vraiment votre préféré. 

Evasion champêtre à l'hôtel Barn

Et si on s’octroyait une petite escapade champêtre ? A l’hôtel Barn, sur la propriété de la Cense, la nature est au coeur de votre séjour. Tout est fait pour que vous ne pensiez qu’à vous et votre bien-être.

Le printemps est là, le soleil fait des percés, mais les températures restent fraîches une fois le soir tombé. Une météo idéale, pour un week-end passé à arpenter la nature puis à se réfugier au coin du poêle, dans une des deux granges rouges entourées de chênes, d’ormes et de bouleaux de l’hôtel 4 étoiles le Barn, ouvert à l'été 2018. Une opportunité de déconnecter du quotidien, au cœur de la forêt de Rambouillet. Le Barn s’étire sur un domaine de plus de 200 hectares, à la lisière de la Vallée de Chevreuse.

Hotel Barn ween end champetre Rambouillet
© HotelLeBarn

Dès le matin, votre quotidien n’existe plus ; la brume crée un décor irréel, presque magique. Profitez en pour arpenter la campagne, à vélo, à cheval ou à pieds. Au programme : prairies à perte de vue où paissent des équidés et un étang bucolique pour une balade romantique.

L’architecte Antoine Ricardou a lié le style maison de campagne et le contemporain pour faire de l’établissement une ode à l’évasion et au repos.

Hotel Barn evasion campagne Rambouillet
© HotelLeBarn

week end campagne proche paris
© HotelLeBarn

Si vous êtes adeptes du yoga, l’équipe du Tigre Yoga Club vous accueille tous les samedis et dimanches, de 10h00 à 11h00 et de 11h00 à 12h00 (sur réservation) pour des cours d’une heure à 24€ par personne. Et pour les petits, de 3 à 12ans, un cours leur est dédié de 9h30 à 10h30. 

week end campagne proche paris
© HotelLeBarn

Je vous parlais de bien-être, au Barn, un espace lui est entièrement dédié, dans un ancien moulin. Sauna, hammam et, à l’extérieur, des bains nordiques ouverts sur les bois et les enclos des animaux sont à votre disposition. Là, une ostéopathe et un masseur ayurvédique travailleront à votre relaxation.

De quoi passer un moment hors du temps et se débarrasser de toutes vos tensions.

spa bien-etre rambouillet
© HotelLeBarn

Tout ce que vous avez à faire, c’est choisir entre une chambre classique, donnant sur les prairies, une chambre supérieure à la décoration inspirée par le style des campagnes françaises et par le mobilier Shaker américain. Ou faites vous plaisir, le temps d’une ou deux nuits, avec une chambre Deluxe ou une suite, pour s’envelopper de calme, de charme et de grands espaces.


L'effervescence de la capitale n’est qu’à 45 km, mais elle n’a jamais semblé aussi loin…

  • Combien ça coûte ? A partir de 167 € la nuit, réservation en ligne / au 01 86 38 00 00.
  • Comment y aller ? Le Moulin de Brétigny, 78830 Bonnelles. Comptez 45 minutes en voiture, via la N118 et l’A10.

Les charmes de Veules les Roses

Laissez vous tenter par une petite escapade normande dans l’un des plus beaux (petits) villages de France. A la découverte d’une vallée verdoyante, au pied de la Manche !

Direction la Normandie donc, plus précisément Veules les Roses. Ce joli patelin, originairement village de pêcheurs et de tisserands, compte aujourd’hui 600 âmes. Il est installé sur cette côte aux eaux froides changeantes depuis le 4 ème siècle (ce qui en fait l’un des villages les plus anciens du Pays de Caux) et fut un lieu de villégiature très prisé au XIXème siècle, notamment par des artistes tels que Victor Hugo ou encore Etienne Mélingue.

Le temps est passé mais le charme, lui, est resté.

Balade pleine de charme à Veules les Roses © Isamiga76

A Veules les Roses, on vient se promener au coeur d’un patrimoine qui a bien des histoires à raconter, et bien des beautés à montrer. L’association des Plus Beaux Villages de France, de laquelle Veules les Roses fait partie depuis septembre 2017, a écrit au sujet de cette commune :« Rien, ou presque, n’aura épargné Veules-les-Roses : des invasions barbares à la Seconde Guerre mondiale en passant par les guerres de Religion… Pillages, incendies, destructions n’ont pourtant pas eu raison de la volonté des Veulais de reconstruire et protéger leur patrimoine ».

A l’instar du Moulin Anquetil, incendié en 1940, qui tourne toujours grâce à sa nouvelle roue. L’eau est au coeur de l’histoire de ce superbe village. Le nom de Veules les Roses découlerait du vieil anglais « wella » qui signifie « puits » ou du vieux norrois « vella », qui désigne un cours d’eau ou une source. Ici, on parle de « la Veules », le plus petit fleuve de France (environ 1 km).

Moulin entouré de verdure, Veules les Roses © Restuccia Giancarlo

 

A travers un circuit formant une boucle autour du court d’eau, vous découvrirez le moulin et toutes les autres merveilles de Veules les Roses : les ruelles pittoresques de la bourgade où s’alignent des chaumières aux jardins débordant de roses, le vieux château et son pigeonnier, la grotte Victor Hugo ou encore l’Eglise Saint-Martin (XII ème siècle) et ses piliers en grès sculptés. En fin de journée, savourez une petite pause au Jardin des impressionnistes.

  • Bon à savoir : le Vendredi 28 décembre 2018, rendez-vous à 17h à l’Office de tourisme pour une visite guidée nocturne, éclairée aux lampions, du circuit de la Veules.
    (1h30 de balade / 3 € par personne, gratuit – 18ans / site internet )

Rendez-vous le dimanche matin sur la plage (jusqu’au 31 décembre) pour déguster la fameuse Veulaise : huître charnue, croquante et parfumée qui grandie entre eau douce et eau salée, aux pieds des parois rocheuses.

Ouverture d’huître © Cody Traxler
Plage de Veules les Roses © Isamiga76
Falaises d’albâtre © Angel217

 

Pas étonnant qu’on nomme ce coin de Seine Maritime « la côte d’Albâtre ». La plage en demi-lune de Veules les Roses est longée de ces falaises, immaculées, qui veillent sur la croissance des huîtres, et sur lesquelles la lumière, aux divers heures du jour, se reflètent avec élégance.

 

 

Un spectacle éblouissant face auquel on se laisse très vite envoûter. Et c’est avec la même douceur qu’on s’arrête sur le ponton en bois de la plage et qu’on se met à rêver à cette Angleterre, juste là de l’autre côté de ce bras de mer. 

Ponton à droite sur la plage de Veules les Roses © Eric Gillard

Et pour combler votre palet autant que vos yeux, rendez-vous au restaurant « Les Galets », où officie le maître cuisinier de France Frédéric Cauchye, qui adapte son menu selon le marché du matin. Et si la saison du cresson (le village possède des cressonnières depuis le XIVème siècle) s’étale de février à mai (il faut donc encore un peu patienter), on ne doute pas que le contenu de vos assiettes saura vous régaler !

  • Où dormir ? Le relais hôtelier Douce France vous propose un séjour plein de charme à 500 mètres de la plage de Veules les Roses. 25 chambres suites et appartements (tous avec une kitchenette) composent cet ancien relais de poste du XVII ème siècle, magnifiquement restauré par les "Compagnons du Tour de France" (à partir de 102 € ; Site web ; 02 35 57 85 30 ; 13 rue Dr Girard, 767980 Veules les Roses)

A la découverte de Tours

Qui a dit qu’on ne pouvait pas allier culture et plaisir ? C’est la promesse que vous fait Tours, la « ville Blanche et Bleue », où le tuffeau (sorte de craie) et l’ardoise accompagnent le vin et le fromage pour mener la danse.  Voici un aperçu des choses que vous pouvez découvrir dans le chef-lieu de l’Indre et Loire !

Son centre historique est inscrit à l'UNESCO et Ville d'Art et d’Histoire. Il faut donc arpentee la ville et les ruelles pavées du Vieux-Tours, l’un des centres-villes les plus dynamiques de France ; et charmant avec ça !  La rue de Bordeaux est la rue piétonne (et commerçante !) la plus longue de la ville ; elle vous mènera à la très jolie place Jean-Jaurès, où le Palais de Justice et l’imposant Hôtel de Ville se dressent, imperturbables face au va-et-vient du tramway. Pour une séance de lèche-vitrines, remontez la rue Nationale jusqu’à la place Anatole France, en bord de Loire.

Place Jean Jaurès © Frantzetalex

Pour les amateurs d'art contemporain, situé à deux pas de la rue Nationale, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré vaut le détour ! Pour les autres, le Musée d’Histoire Naturelle est également très proche et tout à fait intéressant.

Arrêtez vous ensuite place Plumereau, affectueusement surnommée place « Plum’ » par les habitants. On se croirait au coeur palpitant d’un petit village ! C’est l’endroit idéal pour s’octroyer une pause bien méritée, et pourquoi pas déguster du vin, puisque le vignoble de la Loire est un des plus riches de France ? Accompagnez cela de rillettes (bien différentes de celles du Mans, reste à savoir lesquelles sont meilleures...), d'une tarte tourangelle ou autres spécialités locales. 

Place Plumereau de nuit © Xavier Boulenger

Sur cette charmante place, les restaurants, bars et cafés ne manquent pas ! Vous DEVEZ profiter d'être là pour goûter du fromage de chèvre. En pyramide cendrée pour le Valençay, en bûche pour le Sainte-Maure-de-Touraine ou encore tout en rondeur pour le Selles-sur-Cher. Ils sont une partie indéniable du terroir local !

Saint-Maure de Touraine et son verre de Chinon © Makosh

N’oubliez pas d’aller admirer la somptueuse Cathédrale Saint Gatien. Classé au monument historique en 1862, cet édifice au style gothique bâti entre 1170 et 1547 abrite une collection exceptionnelle de vitraux. Et après ? Et bien il vous reste deux emblèmes de la ville à « rencontrer ». Les deux se trouvent au Musée des Beaux-Arts : Fritz l’éléphant et le fameux cèdre du Liban. L’un est un pachyderme empaillé abattu en 1902 et offert à la ville, l’autre est un des plus grands cèdre du Liban d’Europe, planté là en 1804 !

Dos de la Cathédrale Saint Gatien © Leonid Andronov

Et pour une échappée dans un écrin de verdure offrant un point de vue unique sur la ville, direction l'île Simon ! Inhabité depuis 1960, cet îlot de 800 mètres carrés est accessible depuis le Pont Napoléon, à pied depuis la rive droite quand l’eau est basse, ou en quelques minutes de bateau depuis la Guinguette (pour 1€).

  • Où dormir ? L'hôtel Oceania L'univers est un 4* historique situé au coeur de Tours, face à l'Hôtel de Ville. Ouvert en 1846, il jouit de belles surfaces dans lesquelles la décoration, moderbe, se fond à merveille. Après avoir visité la ville, prélassez vous dans l'espace bien-être, où piscine chauffée, hammam et masseurs n'attendent que vous. A partir de 108 € (https://www.oceaniahotels.com ; 5 Boulevard Heurteloup, 37000 Tours ; 02 47 05 37 12)

Escapade à Rambouillet

Tout le monde connait ce dimanche d’automne où le soleil, brillant sur la chaussée parisienne, ne suffit pas à calmer notre blues post-été. Ce dimanche où on rêve d’être ailleurs sans vraiment savoir où s’évader. Les Tuileries ou le Parc Monceau, ça ne suffit pas toujours à « prendre l’air » et les prochains congés sont encore loin. Alors si vous êtes à la recherche d’un horizon verdoyant, d’un air pur et de calme, je vous propose une escapade d’une journée au cœur des 14 550 hectares de la forêt de Rambouillet, pour un retour à la Nature, la Vraie !

Vue du ciel, propriété dans la Forêt de Rambouillet © François Boizot / Shutterstock

Que vous empruntiez le GR1 pour fouler les allées jadis créées par le fils de Louis XIV, que vous alliez aux étangs de Hollande (un véritable chef d’œuvre hydraulique créé par Louis XIV et Colbert) pour profiter de la base de loisir, ou que vous choisissiez le château du parc et ses spectacles de rapaces ... Vous êtes assurés de passer un bon moment ! Marchez jusqu’aux Rochers d’Angennes, ancienne carrière dont la roche a servi à construire les pavés de Paris, découvrez le petit village pittoresque de Poigny la Forêt. Vous pouvez également continuer jusqu’à l’église Saint-Pierre datée du XII ème siècle. Rambouillet offre de multiples randonnées, plus ou moins longues, mais toujours faciles à faire en 2h ou 4h pour la moyenne. Et pourquoi pas apporter votre pique-nique ? Rien de tel pour une escapade totalement réussie !

© Bensliman Hassan / Shutterstock
© Pack-Shot / Shutterstock

Si vous avez secrètement rêvés d'être garde forestier, n'hésitez pas à partir à la recherche des animaux qui peuplent la forêt sauvage. Plus de 150 cerfs, chevreuils, daims ou sangliers, vivent en liberté totale sur 180 hectares. Soyez patients et discrets, dans l'espoir de les croiser, au détour d’une clairière, entre cyprès, grands chênes et bouleaux. En ce moment et jusqu’à début octobre, vous risquez même d’entendre un râle puissant, sorti des tréfonds de la forêt ; c’est la (très courte) saison du brame ! Les cerfs tentent bruyamment d’attirer l’attention des femelles, pour un spectacle sonore impressionnant.

© Giedriius / Shutterstock

L'automne est donc la saison idéale pour aller s’égarer en forêt. Les arbres se parent d’ocre, de rouge et de lumière. Des points culminants de ces paysages en partie vallonnés, là où la roche se mêle à la terre, on se croirait presque au cœur d’un grand Parc National Américain.

Un dépaysement total, et un sentiment de paix bienvenu !

Les Belles Etapes du Tour de France : Paris 

Plus précisément, les Champs Elysées ! C’est sur cette avenue mythique du VIII ème arrondissement de Paris, créée en 1670, qu’a pris fin,  dimanche 29 juillet, le Tour de France 2018. Après avoir parcourus 3351 kilomètres, c’est sur la plus belle avenue du monde, longue de presque 2 kilomètres, que les coureurs du Tour ont achevé leur périple. L’avenue relie la place de la Concorde à la place Charles-de-Gaulle.

Après vous avoir fait découvrir 6 villes étapes superbes (parmi tant d’autres), nous voici arriver au bout de notre série des Belles Etapes du Tour de France !

L’info insolite : L’avenue tire son nom du lieu des Enfers où les âmes vertueuses trouvaient le repos dans les mythologies grecque et romaine. Autre fait étonnant, le soleil ne se couche pile dans l’axe des Champs Elysées que deux fois par ans. Aux alentours du 10 mai et du 1er août. L’astre descend alors dans le ciel pour arriver, rougeoyant, juste sous l’Arche de Triomphe. Un spectacle superbe !

L’atout majeur : A son extrémité ouest se dresse l’Arc de Triomphe, justement. Un monument construit en 1836, sous Napoléon I er, par l’architecte Jean-François Chalgrin. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu, inhumé en 1921, et qui symbolise les victimes de la Première Guerre mondiale. La flamme du souvenir qui se trouve entre ses quatre socles est ravivée chaque soir à 18h30, par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre.

Les choses à voir : La grande roue de Concorde, c’est fini ! Mais la Place conserve un charme certain, qui vaut le coup d’oeil surtout la nuit tombée, éclairée par les phrases nombreux des voitures. Passez devant l’hôtel de la Païva, au numéro 25. C’est un des plus vieux hôtel particulier de l'avenue, entre 1856 et 1866 par l’architecte Pierre Manguin. Il constitue l'un des meilleurs exemples bien conservés d'architecture privée du Second Empire. Mais sur les Champs, le maître mot c’est avant tout le shopping ! Luxe, prêt à porté, concessionnaires de voiture, parfumerie…  Parfois dans un décor magnifique, comme au numéro 78, sous les Arcades. Bref comme chantait Joe Dassin : « Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées »

Se divertir : Le célèbre cabaret Lido, ouvert en 1946, a commencé à se faire un nom lors de la Belle Epoque. Notamment grâce à sa décoration vénitienne et sa plage. Aujourd’hui , l’établissement propose deux spectacles par jour, qui rendent hommage à Paris dans ce qu’il a de plus essentiel et vibrant : son amour de l’art, du fantasque et de la beauté. Édith Piaf, Laurel et Hardy ou encore Dalida, se sont produits sur sa scène. En profitant d’un dîner, laissez vous envoûter par le charme des danseuses de la très sexy troupe des Bluebell Girls, avec leurs plumes et leurs nuées de paillettes… Ou par tous les autres artistes qui se produisent au Lido. Ils rendent tous merveilleusement bien hommage à la ville lumière. (116 bis Avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.40.76.56.10 ; à partir de 130 €)

Une spécialité : Sur les Champs Elysées, vous pouvez déguster une des spécialités les plus gourmandes et délicates de Paris : le macaron ! Et quel meilleur endroit pour cela que Ladurée ? Si les petits gâteux rond feront frissonner vos papilles de plaisirs, le spectacle est aussi au menu du restaurant et dans le design des lieux. Au rez-de-chaussée, la verrière Eiffel et la terrasse offrent une vue idéale sur l’avenue. Le bar est enchanteur, tout comme les différents salons du premier étage, dédiés aux égéries de l’époque. Le tout s’inspire du style du Second Empire et est magnifiquement réalisé par le décorateur Jacques Garcia. (75 avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.85.56.28.41 ; 2,60 € le macaron ; Menu complet à 42 €)

Où dormir : Dormir sur la plus belle avenue du monde, c’est s’assurer une expérience de luxe inégalée. L’hôtel 5 étoiles Marriott incarne à la perfection l’élégance parisien. 3 restaurants, un centre de fitness, une terrasse privée et un bar, où vous pouvez déguster de délicieux cocktails sous une immense verrière… Rien n’est trop beau pour les Champs Elysées. Dans vos chambres vous attendent lit king size et salle de bain en marbre, dans une décoration sobre et raffinée. (70 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris ; 01.53.93.55.00 ; à partir de 482 € la nuit)

Où manger : Entrez dans le Copenhague, et vous voilà loin du tumulte des Champs. C’est le restaurant de la mythique Maison du Danemark. C'est le seul de l’avenue à avoir une étoile au guide Michelin ! Vous entrez dans un espace chaleureux, accueillant, à la décoration élégante et épurée typiquement nordique. La carte est signée Andreas Møller, jeune et talentueux chef danois. A la carte, du poisson, évidemment, mais surtout des produits frais ! Le poisson est assuré de mettre moins de 10h pour arriver de la Bretagne, où il est pêché par les frères Jago, à votre assiette. Des mets d’exceptions, travaillés avec finesse. (142, Avenue des Champs-Elysées,  75008 Paris ; 01.44.13.86.26 ; Menu déjeuner à 55 €) 

Les belles étapes du Tour de France : Espelette 

Espelette ou « Ezpeleta » est un village des terres basques qui abritent un peu plus de 2 000 habitants . La commune fait partie de la province du Labourd et se trouve à 10 kilomètres de la frontière franco-espagnole. Nommée d’après une famille noble de Navarre, Espelette signifie « lieu planté de buis ». Le village est en effet entouré d’une nature sauvage et magnifique, que les randonneurs du monde entier arpentent avec bonheur.

L’info insolite : En 1794, au plus fort de la Terreur, le Comité de Salut Public fit arrêter et déporter une partie des habitants du canton. Plus de 4000 hommes, femmes et enfants de divers communes, dont Espelette furent ainsi regroupés dans les églises alentours, puis déportés dans des conditions très précaires dans des camps disséminés dans différents départements français. 1 600 d’entre eux, au moins, sont morts des suites de ces mauvais traitements. Le retour des survivants a été décidé, par plusieurs arrêtés, en octobre de la même année.

L’atout majeur : On ne vous présente plus le piment d’Espelette ! C’est lui qui a fait la renommée de la commune. Il est utilisé depuis longtemps, cinq siècles dit-on, à la place du poivre dans toute la cuisine de la région. En 1980 il est labellisé AOC, et le village accueille alors des vagues de touristes curieux d’en savoir plus sur ce piment 4 sur l’échelle de Scoville. Ce qui en fait un piment doux, mais très parfumé ! Il  se cultive d'abord sous serre, est replanté dans les champs au printemps, pour être récolté en août. Le bourg vit bien-sûr au rythme de ces cultures. Les maisons l’arborent, peint sur leur façade et dès septembre, le village devient franchement pittoresque. Des guirlandes de piments pendent, pour le séchage, absolument partout ! (L’Atelier du Piment ; Elizaldeko Bidea, 64250 Espelette ; 05.59.93.90.21)

Les choses à voir : C’est au pied de l'ancien château des Barons d'Ezpeleta que s’est construit la commune. Il a été inscrit monument historique en 2007, et accueille désormais la Mairie. Pour découvrir l’artisanat local, rendez-vous aux Ateliers du Moulin (10 Plazaka karrika, 64250 Espelette ; 05.40.07.10.80) Si vous allez en contrebas du village, vous découvrirez une église du XVII ème siècle, typiquement basque. Sa particularité ? Une son entrée latérale. Le cimetière attenant recèle de vieilles stèles discoïdales, symbole de l'art funéraire basque. L’Eglise Saint-Etienne, également à l’écart du bourg, mérite aussi d’être vue ! L’intérieur de son clocher donjon cache d’étonnantes galeries de bois et des plafonds entièrement couvert de peintures du XVII ème siècle. Pensez à vous munir de chaussures de marche, nombreuses sont les randonnées qui partent d’Espelette.

Se divertir : Chaque année, le dernier week-end du mois d'octobre donne lieu à la traditionnelle fête du piment d'Espelette. Plusieurs milliers de visiteurs, locaux comme étrangers, viennent célébrer le fameux piment. Vous y rencontrerez des producteurs locaux, assisterez à des concerts, découvrirez l’ambiance joyeuse des bandas… Une messe est même donnée, durant laquelle le piment est béni ! La Confrérie du Piment d’Espelette, dans ses habits blancs et rouges, défilent ensuite dans les rues.

Une spécialité : C’est un plat traditionnel du pays basque, qu’on dit souvent « d’Espelette » : l’axoa, (prononcé « achoa ») du fait d’un restaurateur du village qui le fit connaître du grand public en le mettant à sa carte. C’est un plat rustique, servi au départ dans les foires, fait à base d’émincé de veau, de jambon de Bayonne, de poivrons, d’oignons… Le tout subtilement relevé avec des épices et l’incontournable piment ! A savoir : s’il est cuisiné de la veille, il est encore meilleur !

Où dormir : C’est une maison d’hôtes adorable, au nom particulièrement chantant : Irazabala. La maîtresse des lieux, Marikita Toffolo, vous accueille dans cette bâtisse aux couleurs d’Espelette, accrochée au flanc d’une colline où cohabitent chevaux, bétail et chênes séculaires, et où la quiétude règne.  La vue de la terrase, sur la montagne, est imprenable et les 5 chambres, spacieuses, baignent dans le charme de l’ancien. Un cocon de nature intacte, où il fait bon vivre. (Quartier Laharketa, Mendiko bidea 155, 64250 Espelette ; 06.07.14.93.61 ; à partir de 70 €)

Où manger : Ca fait 50 ans cette année que le Pottoka régale les visiteurs et habitants d’Espelette. Sabine Aguerre, la chef, s’est vue léguer l’établissement par son père, qui l’avait lui-même reçu de sa mère, qui avait elle-même pris la succession de l’arrière-grand mère de Sabine… Une histoire de famille donc ! Le lieu respire la culture basque, de la décoration à l’assiette ! Des « chipirons poilés au chorizo » en passant par le « tripotxe » (une sorte de boudin) fourni par un boucher du village, ou encore le « boeuf herriko maturé » (une viande du pays), vous quitterez le Pottoka avec toutes les saveurs du Pays-Basque en bouche ! (5 Place du jeu de Paume, 64250 Espelette ; 05.59.93.90.92 ; Menu dégustation - accord mets/vins à 42€)