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L’Auvergne, terre d’histoires et de volcans

On vous invite au coeur du Massif central, dans une des plus anciennes régions de France, riche de quelques 2 600 ans d’existence.

Qu’on se le dise, l’Auvergne est idéale pour qui veut se ressourcer au sein d’une nature remarquablement diverse et conservée. Que ce soit au cours d’une randonnée dans la chaîne des Puys, d’une sortie VTT sur les pentes d’un volcan, d’une balade dans les plaines, d’un plongeon dans un des nombreux lacs de la région ou d’un saut parachute, au milieu du ciel, l’Auvergne est créatrice d’émotions, aussi fortes que belles.

Amoureux de nature et de tranquillité, le Parc des Volcans d’Auvergne, avec ses 388 957 hectares, est le plus grand Parc naturel régional de France. Il s’étire sur 120 kilomètres, s’élève jusqu’à 1 886 mètres d’altitude et se découpe en cinq « régions ». Quatre sont volcaniques : le Cézallier, les Monts du Canal, les Monts Dore et les Monts Dômes, et la dernière est granitique : on l’appelle l’Artense.

  • Infos pratique : retrouvez les itinéraires pédestres ICI
Puy de Dome Auvergne Tourisme
Puy de Dome © Gérard Fayet

Tourbières, plaines, forêts, falaises, lacs naturels, landes d’altitude… La diversité des paysages est exceptionnelle, et la nature bienfaitrice.

Au centre Royatonic, situé au pied du puy de Dôme, vous puisez toute l’énergie de l’eau délivrée par ces terres volcaniques ancestrales. Le Spa quant à lui vous propose des soins d’exceptions, comme le signature, « Entre Terre et mer », créé spécifiquement par Royatonic ; un massage aux pierres volcaniques issu d’une tradition amérindienne. Un retour au source qui fait du bien !

  • Infos pratique : Pass Adulte pour 2h30 d’accès aux bains hammam et sauna à 20 €, 34 € pour le Pass Journée ; Soin à partir de 50 € ; https://www.royatonic.com/

Un petit train nommé Panoramique

Depuis plus de dix ans, le Panoramique des Dômes permet d’accéder au sommet du Puy de Dôme à bord d’un petit train à crémaillère. En quinze minutes, vous accédez à une vue époustouflante à 360° sur les géants endormis de la Chaîne des Puys et de la Faille de Limagne.

C’est là, au sommet du plus haut volcan de la Chaîne, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 2 juillet 2018, que vous pouvez contempler un ensemble géologique incroyable, témoin unique de la rupture des continents. Un point de vue exceptionnel, accessible à tous.

Puy de Dome train panoramique
© Gerard Fayet
  • Infos pratiques : un départ toutes les 40 mn de 9h à 19h. Dernière descente à 19h20 / Du 1er avril au 14 juin, l’aller retour en plein tarif est à 14,60€ / Du 15 juin au 15 septembre, comptez 15,10€

Vulcania, puit incandescent de savoir

Parc unique en Europe, sur le thème des volcans et de la planète Terre, Vulcania est la porte d’entrée idéale pour un séjour en Auvergne. Vous y vivrez des expériences inoubliables en apprenant l’histoire de cette région surprenante et de ses volcans.

Parc attraction Vulcania Auvergne quoi faire
© Vulcania

Vulcania est un parc d’exploration sur le thème des volcans et des phénomènes naturels de la planète Terre où l’on apprend en s’amusant. Du fin fond des océans aux tréfonds de l’espace, en passant par le coeur bouillonnant d’une éruption volcanique, Vulcania vous plonge dans ce que la Terre a de plus surprenant à offrir.

Là, l’aventure se vit en XXL. Avec le film « Ouragan », une évocation scientifique et poétique de la tempête tropicale Lucy, expérimentez la genèse, la vie et la mort d’un cyclone de catégorie 4. Quant au film « Dans les yeux de Thomas Pesquet », c’est la grande nouveauté 2019 du parc ! Diffusé sur un écran de 415 mètres carrés, il vous transporte dans un voyage spatial inoubliable.

Parc Vulcania Auvergne Volcan
© Vulcania

Qui dit sciences et apprentissages dit forcément professeur… Au Vulcania, c’est le Professeur Yapadrisk qui vous accueille et vous propose des expériences plus ludiques les unes que les autres. Dès 3 ans, les scientifiques en herbe ont accès à la Cité des Enfants, pour tout découvrir sur les beautés et fragilités de notre planète.

Autre nouveauté de 2019, le spectacle Volcano Drones vous montre le travail fascinant des volcanologues et de leurs drones. Et pour vous en mettre plein la vue, ne ratez pas les rendez-vous estivaux du Professeur Yapadrisk qui, au cours de dix nocturnes, enflamme le parc avec le spectacle pyrotechnique Dragon Time.

  • Infos pratique : ouvert du 20 mars au 3 novembre 2019 / Parking gratuit / Pendant les vacances scolaires des navettes relient le parc à Clermont-Ferrand, située à 15 kms / ouvert de 10h à 18h, 18h30 ou 19h selon la période. / Tarif journée : Adulte à partir de 25 €, enfant de - 16 ans à partir de 17,50 €, à partir de 6 € pour les 3-5 ans.
Spectacle pyrotechnique Vulcania Auvergne
Dragon Time © Jérôme Chabanne

Un patrimoine culturelle d’exception

En Auvergne, la richesse n’est pas que naturelle et environnementale, elle est aussi culturelle. La région regorge de jolies villes attrayantes, Clermont Ferrand étant la plus vaste, et de petits villages remarquables comme Charroux la médiévale, Riom, la capitale historique de l’Auvergne et sa Sainte Cathédrale, Salers ou encore Saint-Flour, ville d’art et d’histoire.

L'Auvergne compte une dizaine de « plus beaux villages de France » et chacun à bien des ruelles charmantes à arpenter et des monuments d’exceptions à visiter.

Hébergements :

Vulcania propose des hébergements chez leurs nombreux partenaires, des hôtel étoilés aux camping, en passant par des gîtes.

  • A partir de 80 € la nuit + l'entrée au Parc ; retrouvez la liste de ces établissement : ICI

Volcalodges vous propose des lodges tout confort de 1 à 5 personnes à Tournebise. Ces espaces atypiques et authentiques , d’une superficie de 17 à 45 m², s’intègrent parfaitement dans la nature qui les entoure.

Volcalodge herbergement Auvergne nature insolite
© JoMoss / Volcalodges

A Clermont-Ferrand, l’hôtel Artyster est un véritable lieu de vie design baigné d’art urbain et respectueux de son environnement. Des chambres confortables et fonctionnelles, cosy, arty, ou lounge.

Artyster Clermont Ferrand dormir Auvergne
© Artyster Clermont Ferrand


L’Hôtel Radio
est un trois étoiles situé à Chamalières, à l’ouest de Clermont Ferrand. Erigé en 1930 et dédié à l’Art Déco, cet établissement de charme compte également parmi les tables gastronomiques les plus réputées d’Auvergne.

restaurant Hotel Radio Auvergne tourisme
Au restaurant étoilé de l'Hôtel Radio, le chef Wilfrid Chaplain vous propose une cuisine raffinée et de saison © Hotel Radio

 

  • Infos Pratique : L’hébergement, la visite de Vulcania et d’autres sites touristiques tels que Aventure Michelin (découvrez l'histoire du Bibendum et de la marque qu'il symbolise), ASM Expérience (le parc à thème unique en France dédié au rugby), le petit train et bientôt Volcan de Lemptegy (visites guidées à l'intérieur d'un vrai volcan), sont disponibles en réservation ICI.
Auvergne Volcan visite insolite
La visite de l'intérieur du Volcan de Lemptegy se fait en train et à pieds                 © Prod03 / volcanlemptegy sur IG

 

Evasion champêtre à l'hôtel Barn

Et si on s’octroyait une petite escapade champêtre ? A l’hôtel Barn, sur la propriété de la Cense, la nature est au coeur de votre séjour. Tout est fait pour que vous ne pensiez qu’à vous et votre bien-être.

Le printemps est là, le soleil fait des percés, mais les températures restent fraîches une fois le soir tombé. Une météo idéale, pour un week-end passé à arpenter la nature puis à se réfugier au coin du poêle, dans une des deux granges rouges entourées de chênes, d’ormes et de bouleaux de l’hôtel 4 étoiles le Barn, ouvert à l'été 2018. Une opportunité de déconnecter du quotidien, au cœur de la forêt de Rambouillet. Le Barn s’étire sur un domaine de plus de 200 hectares, à la lisière de la Vallée de Chevreuse.

Hotel Barn ween end champetre Rambouillet
© HotelLeBarn

Dès le matin, votre quotidien n’existe plus ; la brume crée un décor irréel, presque magique. Profitez en pour arpenter la campagne, à vélo, à cheval ou à pieds. Au programme : prairies à perte de vue où paissent des équidés et un étang bucolique pour une balade romantique.

L’architecte Antoine Ricardou a lié le style maison de campagne et le contemporain pour faire de l’établissement une ode à l’évasion et au repos.

Hotel Barn evasion campagne Rambouillet
© HotelLeBarn

week end campagne proche paris
© HotelLeBarn

Si vous êtes adeptes du yoga, l’équipe du Tigre Yoga Club vous accueille tous les samedis et dimanches, de 10h00 à 11h00 et de 11h00 à 12h00 (sur réservation) pour des cours d’une heure à 24€ par personne. Et pour les petits, de 3 à 12ans, un cours leur est dédié de 9h30 à 10h30. 

week end campagne proche paris
© HotelLeBarn

Je vous parlais de bien-être, au Barn, un espace lui est entièrement dédié, dans un ancien moulin. Sauna, hammam et, à l’extérieur, des bains nordiques ouverts sur les bois et les enclos des animaux sont à votre disposition. Là, une ostéopathe et un masseur ayurvédique travailleront à votre relaxation.

De quoi passer un moment hors du temps et se débarrasser de toutes vos tensions.

spa bien-etre rambouillet
© HotelLeBarn

Tout ce que vous avez à faire, c’est choisir entre une chambre classique, donnant sur les prairies, une chambre supérieure à la décoration inspirée par le style des campagnes françaises et par le mobilier Shaker américain. Ou faites vous plaisir, le temps d’une ou deux nuits, avec une chambre Deluxe ou une suite, pour s’envelopper de calme, de charme et de grands espaces.


L'effervescence de la capitale n’est qu’à 45 km, mais elle n’a jamais semblé aussi loin…

  • Combien ça coûte ? A partir de 167 € la nuit, réservation en ligne / au 01 86 38 00 00.
  • Comment y aller ? Le Moulin de Brétigny, 78830 Bonnelles. Comptez 45 minutes en voiture, via la N118 et l’A10.

Un aller-retour en Thaïlande

C’est un des lieux d’Asie les plus visités, et tous ceux qui s’y sont rendus savent pourquoi. La Thaïlande, pays du sourire par excellence, offre bien des expériences à ne pas manquer, l’une d’elle ? La cuisine ! Cette semaine, Paris devient Bangkok, mais pas que…

La cuisine « thaï » est une des plus réputées du continent asiatique (voire du monde ?). Il faut dire qu’elle est variée, inspirée de l’Inde, de la Birmanie et de la Chine. Des plats généreux, avec des saveurs qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Si elle est, sur place, extrêmement bon marché, il existe, disséminés à Paris, des restaurants thaïlandais pour toutes les bourses. Voyager Ici & Ailleurs vous emmène dans un des meilleurs de la capitale, qui promet de laisser à vos yeux et vos papilles, un souvenir impérissable.

Rendez-vous pris au Blue Elephant, rue de la Roquette (75011). Face à la devanture, impossible de deviner ce qui vous attend à l’intérieur… Une large vitre occultée de blanc, le logo bien visible (un éléphant bleu), le nom du restaurant écrit en lettres dorées et puis l’entrée, exiguë, avec des touches de bois, des sculptures de reptiles, des fleurs… On ne peut pas passer à coté du « mur des célébrités », où posent, à côté du chef Chang Mulijan, James Cameron (entre autres) et Vladimir Poutine. 

© Clotilde Boudet

Ce qui marque en premier, ce sont les sourires. Ils sont caractéristiques des thaïlandais et ceux qui vous accueillent au Blue Elephant n’ont visiblement pas laissé l’ambiance du métro parisien pervertir le leur. La lumière est tamisée, un gros bouquet coloré illumine l’accueil, on devine quelques plantes, des poutres apparentes… Un seul mot pour décrire le lieu : chaleureux.

Et puis vous voilà au coeur de la jungle thaïlandaise, sur l’île de Koh Lanta, tant la verdure est abondante dans ce restaurant. Ou bien peut-être est-ce Sukhothai, à en juger par les statues divines accrochées ça et là. Quoi que les larges murs de bambous font penser à un village authentique et reculé de Phuket… Et ce pont en bois, avec cette paroi rocheuse ruisselante, au milieu de la salle principale, nous laisse un instant rêver être à Kanchanaburi… Bref, bienvenue en Thaïlande, pays de la sérénité (malgré les 250 couverts répartis en plusieurs salles et mezzanine, le lieu est très intime) où le sourire est une forme de langage. Et tout ça à deux pas de la place de la Bastille.

© Clotilde Boudet


Il y a tant de choix sur la carte (des recettes traditionnelles et d’autres, plus modernes), des plats  aux noms exotiques qu’on voudrait tous goûter (ou redécouvrir)… Le mieux reste de se faire plaisir avec un Menu Royal (48 €) constitué d’un assortiment de mets faits à base de produits de qualité. 5 petites entrées, 5 portions de plats différents accompagnés d’une portion de riz, et en dessert, une assiette de fruits. Pour les gourmands (si tenté que vous ayez déjà réussi à finir tout ça), la soupe, « tom yam khung » aux crevettes géantes et citronnelle ou « tom khan kai » au poulet et noix de coco, est en supplément.

Menu Royal (les plats) + Brochettes sauce saté © Clotilde Boudet

Nos coups de coeurs ? Le « pla samrod », du poisson frit servi avec une sauce légèrement pimentée aux oignons et poivrons. Les brochettes de poulet au saté sont à tomber par terre (et les adeptes savent comme il est dur de trouver de la bonne sauce saté dans les restaurants asiatique). Quant aux plats à la carte, le « pla neung manao », un bar entier poché au citron vert et à la citronnelle, recette populaire du Nord-est du pays et la « laab ped », salade de magret de canard à la mandarine, sont terriblement appétissants.

Si vous êtes végétarien, vous succomberez au « himmapan » de la simili-carné frit, noix de cajou, ananas frais et maïs nain. 

Magret de canard à la mandarine, citron vert, tamarin, litchi, sucre de palme et coriandre. © Blue Elephant


Bref, chaque bouchée est un émerveillement qui s’ajoute au plaisir d’un service impeccable, dans un lieu insolite et romantique.
Rappelez-vous cependant d’une chose : si ce repas vous a donné envie de voyager en Thaïlande, « mai phet » signifie « sans piment », et vous risquez d’avoir à l’utiliser…

  • Menu midi: de 14,80 € à 27 €
  • Menu soir : de 48 € à 59 €
  • A la carte : plats de 24 € à 32 €

Les infos pratiques

  • Téléphone : 01 47 00 42 00
  • Site web : https://www.blueelephant.com/
  • Adresse : 43-45 Rue de la Roquette, 75011 Paris

Les guides Cartoville évoluent

En 2019, la collection de guides de voyage Cartoville, éditée par Gallimard, fait peau neuve. Des versions « augmentées » vont voir le jour, pour une découverte toujours plus approfondie des plus belles villes du monde.

Paris, Budapest, Copenhague, New York, Rome ou encore Tokyo… Voici quelques unes des villes qui font l’objet d’une nouvelle édition améliorée du « guide idéal de vos courts séjours ». La collection Cartoville s’offre, pour janvier 2019, 20 pages de contenu supplémentaire pour 21 de ses destinations les plus prisées. Ces nouveaux guides, toujours composés de bons plans, de dépliants et d’un carnet pratique, font la lumière sur 19 villes phares d’Europe et deux villes incontournables du monde (l’une aux Etats-Unis et l’autre au Japon). Chacune a été observée à la loupe et scrupuleusement détaillée pour que vous soient dévoilés tous ses secrets.

Budapest © Milan Gonda

Vous partez pour un week-end et voulez profiter judicieusement de chaque instant ? Associez les dix nouvelles pages, consacrées à dix incontournables de la ville, au programme (développé heure par heure) pour trois jours de visites et économisez bien du temps et des efforts. Vous partez avec un petit budget ? Les guides Cartoville améliorés vous donnent tous les bons plans gratuits, ou à petit prix… Tout en vous offrant de quoi vous repérer dans la ville : une carte détaillée, grand format, et une description des divers quartiers.

Vous n’avez jamais été scout et avez une peur bleue des cartes ? Pas de panique, le guide met à votre disposition des plans clairs et illustrés, avec localisation de centaines de sites, monuments et adresses recommandées ; et en nouveauté, des itinéraires à suivre pas à pas, pour des balades à thèmes inoubliables.

Vienne © Mapics

Autre nouveauté, et pas des moindres lorsqu’on n’est pas quadrilingue… Un lexique a été ajouté à votre guide Cartoville, pour avoir mots et expressions utiles juste sous la main et se faire facilement comprendre des locaux. Que vous viviez au jour le jour, ou que vous aimiez tout préparer à l’avance, cette nouvelle édition améliorée vous offre donc des guides à petit prix (dès 8,95 €), à prendre par la main pour des découvertes inédites.

Et rassurez-vous, si la destination de votre prochaine escapade ne fait pas partie des 21 villes ciblées par la nouvelle édition, l’édition standard de Cartoville propose plus de 100 destinations supplémentaires dont les guides sont régulièrement mis à jour.

New York © Dibrova

Les charmes de Veules les Roses

Laissez vous tenter par une petite escapade normande dans l’un des plus beaux (petits) villages de France. A la découverte d’une vallée verdoyante, au pied de la Manche !

Direction la Normandie donc, plus précisément Veules les Roses. Ce joli patelin, originairement village de pêcheurs et de tisserands, compte aujourd’hui 600 âmes. Il est installé sur cette côte aux eaux froides changeantes depuis le 4 ème siècle (ce qui en fait l’un des villages les plus anciens du Pays de Caux) et fut un lieu de villégiature très prisé au XIXème siècle, notamment par des artistes tels que Victor Hugo ou encore Etienne Mélingue.

Le temps est passé mais le charme, lui, est resté.

Balade pleine de charme à Veules les Roses © Isamiga76

A Veules les Roses, on vient se promener au coeur d’un patrimoine qui a bien des histoires à raconter, et bien des beautés à montrer. L’association des Plus Beaux Villages de France, de laquelle Veules les Roses fait partie depuis septembre 2017, a écrit au sujet de cette commune :« Rien, ou presque, n’aura épargné Veules-les-Roses : des invasions barbares à la Seconde Guerre mondiale en passant par les guerres de Religion… Pillages, incendies, destructions n’ont pourtant pas eu raison de la volonté des Veulais de reconstruire et protéger leur patrimoine ».

A l’instar du Moulin Anquetil, incendié en 1940, qui tourne toujours grâce à sa nouvelle roue. L’eau est au coeur de l’histoire de ce superbe village. Le nom de Veules les Roses découlerait du vieil anglais « wella » qui signifie « puits » ou du vieux norrois « vella », qui désigne un cours d’eau ou une source. Ici, on parle de « la Veules », le plus petit fleuve de France (environ 1 km).

Moulin entouré de verdure, Veules les Roses © Restuccia Giancarlo

 

A travers un circuit formant une boucle autour du court d’eau, vous découvrirez le moulin et toutes les autres merveilles de Veules les Roses : les ruelles pittoresques de la bourgade où s’alignent des chaumières aux jardins débordant de roses, le vieux château et son pigeonnier, la grotte Victor Hugo ou encore l’Eglise Saint-Martin (XII ème siècle) et ses piliers en grès sculptés. En fin de journée, savourez une petite pause au Jardin des impressionnistes.

  • Bon à savoir : le Vendredi 28 décembre 2018, rendez-vous à 17h à l’Office de tourisme pour une visite guidée nocturne, éclairée aux lampions, du circuit de la Veules.
    (1h30 de balade / 3 € par personne, gratuit – 18ans / site internet )

Rendez-vous le dimanche matin sur la plage (jusqu’au 31 décembre) pour déguster la fameuse Veulaise : huître charnue, croquante et parfumée qui grandie entre eau douce et eau salée, aux pieds des parois rocheuses.

Ouverture d’huître © Cody Traxler
Plage de Veules les Roses © Isamiga76
Falaises d’albâtre © Angel217

 

Pas étonnant qu’on nomme ce coin de Seine Maritime « la côte d’Albâtre ». La plage en demi-lune de Veules les Roses est longée de ces falaises, immaculées, qui veillent sur la croissance des huîtres, et sur lesquelles la lumière, aux divers heures du jour, se reflètent avec élégance.

 

 

Un spectacle éblouissant face auquel on se laisse très vite envoûter. Et c’est avec la même douceur qu’on s’arrête sur le ponton en bois de la plage et qu’on se met à rêver à cette Angleterre, juste là de l’autre côté de ce bras de mer. 

Ponton à droite sur la plage de Veules les Roses © Eric Gillard

Et pour combler votre palet autant que vos yeux, rendez-vous au restaurant « Les Galets », où officie le maître cuisinier de France Frédéric Cauchye, qui adapte son menu selon le marché du matin. Et si la saison du cresson (le village possède des cressonnières depuis le XIVème siècle) s’étale de février à mai (il faut donc encore un peu patienter), on ne doute pas que le contenu de vos assiettes saura vous régaler !

  • Où dormir ? Le relais hôtelier Douce France vous propose un séjour plein de charme à 500 mètres de la plage de Veules les Roses. 25 chambres suites et appartements (tous avec une kitchenette) composent cet ancien relais de poste du XVII ème siècle, magnifiquement restauré par les "Compagnons du Tour de France" (à partir de 102 € ; Site web ; 02 35 57 85 30 ; 13 rue Dr Girard, 767980 Veules les Roses)

A la découverte de Tours

Qui a dit qu’on ne pouvait pas allier culture et plaisir ? C’est la promesse que vous fait Tours, la « ville Blanche et Bleue », où le tuffeau (sorte de craie) et l’ardoise accompagnent le vin et le fromage pour mener la danse.  Voici un aperçu des choses que vous pouvez découvrir dans le chef-lieu de l’Indre et Loire !

Son centre historique est inscrit à l'UNESCO et Ville d'Art et d’Histoire. Il faut donc arpentee la ville et les ruelles pavées du Vieux-Tours, l’un des centres-villes les plus dynamiques de France ; et charmant avec ça !  La rue de Bordeaux est la rue piétonne (et commerçante !) la plus longue de la ville ; elle vous mènera à la très jolie place Jean-Jaurès, où le Palais de Justice et l’imposant Hôtel de Ville se dressent, imperturbables face au va-et-vient du tramway. Pour une séance de lèche-vitrines, remontez la rue Nationale jusqu’à la place Anatole France, en bord de Loire.

Place Jean Jaurès © Frantzetalex

Pour les amateurs d'art contemporain, situé à deux pas de la rue Nationale, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré vaut le détour ! Pour les autres, le Musée d’Histoire Naturelle est également très proche et tout à fait intéressant.

Arrêtez vous ensuite place Plumereau, affectueusement surnommée place « Plum’ » par les habitants. On se croirait au coeur palpitant d’un petit village ! C’est l’endroit idéal pour s’octroyer une pause bien méritée, et pourquoi pas déguster du vin, puisque le vignoble de la Loire est un des plus riches de France ? Accompagnez cela de rillettes (bien différentes de celles du Mans, reste à savoir lesquelles sont meilleures...), d'une tarte tourangelle ou autres spécialités locales. 

Place Plumereau de nuit © Xavier Boulenger

Sur cette charmante place, les restaurants, bars et cafés ne manquent pas ! Vous DEVEZ profiter d'être là pour goûter du fromage de chèvre. En pyramide cendrée pour le Valençay, en bûche pour le Sainte-Maure-de-Touraine ou encore tout en rondeur pour le Selles-sur-Cher. Ils sont une partie indéniable du terroir local !

Saint-Maure de Touraine et son verre de Chinon © Makosh

N’oubliez pas d’aller admirer la somptueuse Cathédrale Saint Gatien. Classé au monument historique en 1862, cet édifice au style gothique bâti entre 1170 et 1547 abrite une collection exceptionnelle de vitraux. Et après ? Et bien il vous reste deux emblèmes de la ville à « rencontrer ». Les deux se trouvent au Musée des Beaux-Arts : Fritz l’éléphant et le fameux cèdre du Liban. L’un est un pachyderme empaillé abattu en 1902 et offert à la ville, l’autre est un des plus grands cèdre du Liban d’Europe, planté là en 1804 !

Dos de la Cathédrale Saint Gatien © Leonid Andronov

Et pour une échappée dans un écrin de verdure offrant un point de vue unique sur la ville, direction l'île Simon ! Inhabité depuis 1960, cet îlot de 800 mètres carrés est accessible depuis le Pont Napoléon, à pied depuis la rive droite quand l’eau est basse, ou en quelques minutes de bateau depuis la Guinguette (pour 1€).

  • Où dormir ? L'hôtel Oceania L'univers est un 4* historique situé au coeur de Tours, face à l'Hôtel de Ville. Ouvert en 1846, il jouit de belles surfaces dans lesquelles la décoration, moderbe, se fond à merveille. Après avoir visité la ville, prélassez vous dans l'espace bien-être, où piscine chauffée, hammam et masseurs n'attendent que vous. A partir de 108 € (https://www.oceaniahotels.com ; 5 Boulevard Heurteloup, 37000 Tours ; 02 47 05 37 12)

Un avant-goût d’Indonésie à Paris

Et si vous faisiez une escapade, le temps d’un repas, sur les îles époustouflantes d’Indonésie ? Et tout ça sans quitter Paris !

Si vous avez déjà été en Indonésie, nul doute que vous vous souvenez avec émotion du délicieux Gado-Gado que vous aviez dégusté sur une terrasse à Bali, ou de l’épicé Soto que vous aviez goûté à Java. Vous salivez à l’idée de retrouver ces goûts uniques et savoureux ? Ou bien vous voulez simplement faire tomber de nouvelles frontières gustatives ? Le Djakarta Bali, dans le 1er arrondissement, est l’endroit qu’il vous faut !

" Gado-Gado végétarien " – Riz, tempeh, tofu frit, œuf dur, beignet et nouilles – Sjaki’s Warung à Ubud, Bali © Clotilde Boudet
" Sate Ayam " et " Sate Daging " – Brochettes de poulet et de bœuf grillées, sauce cacahuète © Abamjiwa Al-hadi
" Soto Ayem " – Soupe épicé au poulet, avec vermicelle, œufs durs, et chips – Banyuwangi, Java © Clotilde Boudet

Des masques aux murs rappellent ces gargouilles que l'on voit à l’entrée des temples, supposés protéger les lieux des esprits mauvais. Une superbe statut dorée d’un bouddha en pleine méditation veille sur votre repas. Et l’accueil par le propriétaire Nin Hanafi et son équipe rappelle tout à fait les sourires francs des indonésiens ; des gens aussi généreux que leur culture est riche. Au menu ? Un éventail de spécialités culinaires des îles de Java, Sumatra et Bali. Le tout dans une atmosphère ethnique et feutrée ; le lieu fait part belle aux bois exotiques et couleurs chaudes.

L’éventail, on le retrouve aussi dans les mains des danseuses. En effet, le vendredi soir, le Djakarta Bali propose un encore plus grand plongeon dans la culture indonésienne, avec un spectacle traditionnel. La musique emplie alors le restaurant qui devient la scène de ces danseuses sublimes, vêtues d’étoffes de couleurs vives et ornés de motifs dorés. Les danses s’inspirent de la nature et symbolisent des traditions, des coutumes et des valeurs religieuses particulières.

Danseuse traditionnelle balinaise – Ubud, Bali © Clotilde Boudet

Les mouvements aériens des mains des femmes nous enivrent et soudain (la vue sur les rizières ou sur l’océan mise à part) on se retrouve à 11 000 km de Paris !

Le dépaysement est donc à la fois auditif, visuel et gustatif. De quoi combler curiosité ou nostalgie…
Bon appétit, ou comme disent les indonésiens : Selamat makan !

© Djakarta Bali

Escapade à Rambouillet

Tout le monde connait ce dimanche d’automne où le soleil, brillant sur la chaussée parisienne, ne suffit pas à calmer notre blues post-été. Ce dimanche où on rêve d’être ailleurs sans vraiment savoir où s’évader. Les Tuileries ou le Parc Monceau, ça ne suffit pas toujours à « prendre l’air » et les prochains congés sont encore loin. Alors si vous êtes à la recherche d’un horizon verdoyant, d’un air pur et de calme, je vous propose une escapade d’une journée au cœur des 14 550 hectares de la forêt de Rambouillet, pour un retour à la Nature, la Vraie !

Vue du ciel, propriété dans la Forêt de Rambouillet © François Boizot / Shutterstock

Que vous empruntiez le GR1 pour fouler les allées jadis créées par le fils de Louis XIV, que vous alliez aux étangs de Hollande (un véritable chef d’œuvre hydraulique créé par Louis XIV et Colbert) pour profiter de la base de loisir, ou que vous choisissiez le château du parc et ses spectacles de rapaces ... Vous êtes assurés de passer un bon moment ! Marchez jusqu’aux Rochers d’Angennes, ancienne carrière dont la roche a servi à construire les pavés de Paris, découvrez le petit village pittoresque de Poigny la Forêt. Vous pouvez également continuer jusqu’à l’église Saint-Pierre datée du XII ème siècle. Rambouillet offre de multiples randonnées, plus ou moins longues, mais toujours faciles à faire en 2h ou 4h pour la moyenne. Et pourquoi pas apporter votre pique-nique ? Rien de tel pour une escapade totalement réussie !

© Bensliman Hassan / Shutterstock
© Pack-Shot / Shutterstock

Si vous avez secrètement rêvés d'être garde forestier, n'hésitez pas à partir à la recherche des animaux qui peuplent la forêt sauvage. Plus de 150 cerfs, chevreuils, daims ou sangliers, vivent en liberté totale sur 180 hectares. Soyez patients et discrets, dans l'espoir de les croiser, au détour d’une clairière, entre cyprès, grands chênes et bouleaux. En ce moment et jusqu’à début octobre, vous risquez même d’entendre un râle puissant, sorti des tréfonds de la forêt ; c’est la (très courte) saison du brame ! Les cerfs tentent bruyamment d’attirer l’attention des femelles, pour un spectacle sonore impressionnant.

© Giedriius / Shutterstock

L'automne est donc la saison idéale pour aller s’égarer en forêt. Les arbres se parent d’ocre, de rouge et de lumière. Des points culminants de ces paysages en partie vallonnés, là où la roche se mêle à la terre, on se croirait presque au cœur d’un grand Parc National Américain.

Un dépaysement total, et un sentiment de paix bienvenu !

Les Belles Etapes du Tour de France : Paris 

Plus précisément, les Champs Elysées ! C’est sur cette avenue mythique du VIII ème arrondissement de Paris, créée en 1670, qu’a pris fin,  dimanche 29 juillet, le Tour de France 2018. Après avoir parcourus 3351 kilomètres, c’est sur la plus belle avenue du monde, longue de presque 2 kilomètres, que les coureurs du Tour ont achevé leur périple. L’avenue relie la place de la Concorde à la place Charles-de-Gaulle.

Après vous avoir fait découvrir 6 villes étapes superbes (parmi tant d’autres), nous voici arriver au bout de notre série des Belles Etapes du Tour de France !

L’info insolite : L’avenue tire son nom du lieu des Enfers où les âmes vertueuses trouvaient le repos dans les mythologies grecque et romaine. Autre fait étonnant, le soleil ne se couche pile dans l’axe des Champs Elysées que deux fois par ans. Aux alentours du 10 mai et du 1er août. L’astre descend alors dans le ciel pour arriver, rougeoyant, juste sous l’Arche de Triomphe. Un spectacle superbe !

L’atout majeur : A son extrémité ouest se dresse l’Arc de Triomphe, justement. Un monument construit en 1836, sous Napoléon I er, par l’architecte Jean-François Chalgrin. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu, inhumé en 1921, et qui symbolise les victimes de la Première Guerre mondiale. La flamme du souvenir qui se trouve entre ses quatre socles est ravivée chaque soir à 18h30, par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre.

Les choses à voir : La grande roue de Concorde, c’est fini ! Mais la Place conserve un charme certain, qui vaut le coup d’oeil surtout la nuit tombée, éclairée par les phrases nombreux des voitures. Passez devant l’hôtel de la Païva, au numéro 25. C’est un des plus vieux hôtel particulier de l'avenue, entre 1856 et 1866 par l’architecte Pierre Manguin. Il constitue l'un des meilleurs exemples bien conservés d'architecture privée du Second Empire. Mais sur les Champs, le maître mot c’est avant tout le shopping ! Luxe, prêt à porté, concessionnaires de voiture, parfumerie…  Parfois dans un décor magnifique, comme au numéro 78, sous les Arcades. Bref comme chantait Joe Dassin : « Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées »

Se divertir : Le célèbre cabaret Lido, ouvert en 1946, a commencé à se faire un nom lors de la Belle Epoque. Notamment grâce à sa décoration vénitienne et sa plage. Aujourd’hui , l’établissement propose deux spectacles par jour, qui rendent hommage à Paris dans ce qu’il a de plus essentiel et vibrant : son amour de l’art, du fantasque et de la beauté. Édith Piaf, Laurel et Hardy ou encore Dalida, se sont produits sur sa scène. En profitant d’un dîner, laissez vous envoûter par le charme des danseuses de la très sexy troupe des Bluebell Girls, avec leurs plumes et leurs nuées de paillettes… Ou par tous les autres artistes qui se produisent au Lido. Ils rendent tous merveilleusement bien hommage à la ville lumière. (116 bis Avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.40.76.56.10 ; à partir de 130 €)

Une spécialité : Sur les Champs Elysées, vous pouvez déguster une des spécialités les plus gourmandes et délicates de Paris : le macaron ! Et quel meilleur endroit pour cela que Ladurée ? Si les petits gâteux rond feront frissonner vos papilles de plaisirs, le spectacle est aussi au menu du restaurant et dans le design des lieux. Au rez-de-chaussée, la verrière Eiffel et la terrasse offrent une vue idéale sur l’avenue. Le bar est enchanteur, tout comme les différents salons du premier étage, dédiés aux égéries de l’époque. Le tout s’inspire du style du Second Empire et est magnifiquement réalisé par le décorateur Jacques Garcia. (75 avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.85.56.28.41 ; 2,60 € le macaron ; Menu complet à 42 €)

Où dormir : Dormir sur la plus belle avenue du monde, c’est s’assurer une expérience de luxe inégalée. L’hôtel 5 étoiles Marriott incarne à la perfection l’élégance parisien. 3 restaurants, un centre de fitness, une terrasse privée et un bar, où vous pouvez déguster de délicieux cocktails sous une immense verrière… Rien n’est trop beau pour les Champs Elysées. Dans vos chambres vous attendent lit king size et salle de bain en marbre, dans une décoration sobre et raffinée. (70 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris ; 01.53.93.55.00 ; à partir de 482 € la nuit)

Où manger : Entrez dans le Copenhague, et vous voilà loin du tumulte des Champs. C’est le restaurant de la mythique Maison du Danemark. C'est le seul de l’avenue à avoir une étoile au guide Michelin ! Vous entrez dans un espace chaleureux, accueillant, à la décoration élégante et épurée typiquement nordique. La carte est signée Andreas Møller, jeune et talentueux chef danois. A la carte, du poisson, évidemment, mais surtout des produits frais ! Le poisson est assuré de mettre moins de 10h pour arriver de la Bretagne, où il est pêché par les frères Jago, à votre assiette. Des mets d’exceptions, travaillés avec finesse. (142, Avenue des Champs-Elysées,  75008 Paris ; 01.44.13.86.26 ; Menu déjeuner à 55 €) 

Les belles étapes du Tour de France : Espelette 

Espelette ou « Ezpeleta » est un village des terres basques qui abritent un peu plus de 2 000 habitants . La commune fait partie de la province du Labourd et se trouve à 10 kilomètres de la frontière franco-espagnole. Nommée d’après une famille noble de Navarre, Espelette signifie « lieu planté de buis ». Le village est en effet entouré d’une nature sauvage et magnifique, que les randonneurs du monde entier arpentent avec bonheur.

L’info insolite : En 1794, au plus fort de la Terreur, le Comité de Salut Public fit arrêter et déporter une partie des habitants du canton. Plus de 4000 hommes, femmes et enfants de divers communes, dont Espelette furent ainsi regroupés dans les églises alentours, puis déportés dans des conditions très précaires dans des camps disséminés dans différents départements français. 1 600 d’entre eux, au moins, sont morts des suites de ces mauvais traitements. Le retour des survivants a été décidé, par plusieurs arrêtés, en octobre de la même année.

L’atout majeur : On ne vous présente plus le piment d’Espelette ! C’est lui qui a fait la renommée de la commune. Il est utilisé depuis longtemps, cinq siècles dit-on, à la place du poivre dans toute la cuisine de la région. En 1980 il est labellisé AOC, et le village accueille alors des vagues de touristes curieux d’en savoir plus sur ce piment 4 sur l’échelle de Scoville. Ce qui en fait un piment doux, mais très parfumé ! Il  se cultive d'abord sous serre, est replanté dans les champs au printemps, pour être récolté en août. Le bourg vit bien-sûr au rythme de ces cultures. Les maisons l’arborent, peint sur leur façade et dès septembre, le village devient franchement pittoresque. Des guirlandes de piments pendent, pour le séchage, absolument partout ! (L’Atelier du Piment ; Elizaldeko Bidea, 64250 Espelette ; 05.59.93.90.21)

Les choses à voir : C’est au pied de l'ancien château des Barons d'Ezpeleta que s’est construit la commune. Il a été inscrit monument historique en 2007, et accueille désormais la Mairie. Pour découvrir l’artisanat local, rendez-vous aux Ateliers du Moulin (10 Plazaka karrika, 64250 Espelette ; 05.40.07.10.80) Si vous allez en contrebas du village, vous découvrirez une église du XVII ème siècle, typiquement basque. Sa particularité ? Une son entrée latérale. Le cimetière attenant recèle de vieilles stèles discoïdales, symbole de l'art funéraire basque. L’Eglise Saint-Etienne, également à l’écart du bourg, mérite aussi d’être vue ! L’intérieur de son clocher donjon cache d’étonnantes galeries de bois et des plafonds entièrement couvert de peintures du XVII ème siècle. Pensez à vous munir de chaussures de marche, nombreuses sont les randonnées qui partent d’Espelette.

Se divertir : Chaque année, le dernier week-end du mois d'octobre donne lieu à la traditionnelle fête du piment d'Espelette. Plusieurs milliers de visiteurs, locaux comme étrangers, viennent célébrer le fameux piment. Vous y rencontrerez des producteurs locaux, assisterez à des concerts, découvrirez l’ambiance joyeuse des bandas… Une messe est même donnée, durant laquelle le piment est béni ! La Confrérie du Piment d’Espelette, dans ses habits blancs et rouges, défilent ensuite dans les rues.

Une spécialité : C’est un plat traditionnel du pays basque, qu’on dit souvent « d’Espelette » : l’axoa, (prononcé « achoa ») du fait d’un restaurateur du village qui le fit connaître du grand public en le mettant à sa carte. C’est un plat rustique, servi au départ dans les foires, fait à base d’émincé de veau, de jambon de Bayonne, de poivrons, d’oignons… Le tout subtilement relevé avec des épices et l’incontournable piment ! A savoir : s’il est cuisiné de la veille, il est encore meilleur !

Où dormir : C’est une maison d’hôtes adorable, au nom particulièrement chantant : Irazabala. La maîtresse des lieux, Marikita Toffolo, vous accueille dans cette bâtisse aux couleurs d’Espelette, accrochée au flanc d’une colline où cohabitent chevaux, bétail et chênes séculaires, et où la quiétude règne.  La vue de la terrase, sur la montagne, est imprenable et les 5 chambres, spacieuses, baignent dans le charme de l’ancien. Un cocon de nature intacte, où il fait bon vivre. (Quartier Laharketa, Mendiko bidea 155, 64250 Espelette ; 06.07.14.93.61 ; à partir de 70 €)

Où manger : Ca fait 50 ans cette année que le Pottoka régale les visiteurs et habitants d’Espelette. Sabine Aguerre, la chef, s’est vue léguer l’établissement par son père, qui l’avait lui-même reçu de sa mère, qui avait elle-même pris la succession de l’arrière-grand mère de Sabine… Une histoire de famille donc ! Le lieu respire la culture basque, de la décoration à l’assiette ! Des « chipirons poilés au chorizo » en passant par le « tripotxe » (une sorte de boudin) fourni par un boucher du village, ou encore le « boeuf herriko maturé » (une viande du pays), vous quitterez le Pottoka avec toutes les saveurs du Pays-Basque en bouche ! (5 Place du jeu de Paume, 64250 Espelette ; 05.59.93.90.92 ; Menu dégustation - accord mets/vins à 42€)