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La Maison Aberlour, au service de la nature

Pour ce qui est de la préservation de la biodiversité et de la réduction de l’impact de sa production sur l’environnement, Aberlour travaille sur tous les fronts, et ce depuis plusieurs années. Une mentalité qui confirme son statut de distillerie unique au monde.

Chez Aberlour, la générosité n’est pas une qualité. C’est un engagement. Et ce depuis 1879, année où James Fleming installe ses alambics de cuivre sur les rives de la Lour, à Charlestown of Aberlour, en Écosse. L’homme, fils de céréalier, très attaché à la nature disait : « Let the deed show » (« les faits parlent d’eux-mêmes »), et c'est à la source de ces mots que sont nés les valeurs de cette distillerie, qui a fait de la préservation et du respect de l’environnement un de ses combats majeurs.

Si les Single Malts Aberlour ne sont composés que d’une seule levure, c’est parce qu’il n’en faut pas plus pour en faire un breuvage d’exception. Prendre à la terre uniquement ce qui est nécessaire, et trouver les moyens de lui rendre est une volonté ancrée depuis longtemps dans l’esprit de la Maison. « Des actions de responsabilités sociales et économiques (RSE) ont été menées par Aberlour, bien avant que l’on invente le terme ! » déclare Sandrine Ricard, « Head of Sustainability and Responsability » au sein de la filiale Chivas Brothers.

Le Groupe Pernod Ricard, constitué en 1975 et dont fait partie la marque Aberlour, partage avec la Maison ces mêmes valeurs de respect de l’environnement, de culture du partage et de l’ouverture à l’autre. La signature du Groupe « Créateurs de convivialité » est un indice qui ne trompe pas... Cette convivialité va bien plus loin que la réunion de vieux amis autour d’un bon verre de whisky. Elle est au coeur de toute la chaine de production des produits Aberlour. 

L'eau qui entre dans l'élaboration des Single Malts Aberlour provient des multiples cours d'eau alentour, naturellement filtrés par le mont Ben Rinnes. Ce dernier surplombe la vallée, alimentant la Lour et la rivière Spey © Jan Holm
La présence de nombreux cours d'eau et le climat tempéré font du Speyside une région naturellement fertile, idéale à la production de whisky © DR


« Tous les ans, en Février, nous célébrons l'ouverture de la saison de la pêche au saumon, en versant dans la Spey quelques gouttes d’Aberlour 12 ans d’âge. Cette offrande à la réputation d’annoncer une belle saison de pêche pour toute la communauté. »

Trois éléments sont au coeur des engagements RSE de la Maison Aberlour, dont l’objectif est de contribuer à faire de la devise « Vivre mieux, ensemble » une réalité tangible. D’abord en consommant responsable et en invitant ses consommateurs à en faire de même. Saviez-vous que la distillerie s’approvisionne uniquement localement et de façon équitable ? L’orge utilisé pour réaliser le célèbre breuvage de la marque est récolté dans un rayon de 25 kms autour de la distillerie. Une façon de s’intégrer dans le territoire et son économie, et de maitriser la traçabilité des produits. De plus, les résidus d'orge non utilisés sont distribués aux agriculteurs du coin afin qu’ils puissent nourrir leurs bêtes. La Maison permet ainsi l’alimentation de 27 000 vaches par an, et ce depuis des décennies.

Il n’y a pas que le savoir-faire ancestral de l’élaboration des Single Malts qui se transmet de génération en génération, au sein d’Aberlour. L’art du polissage de l’eau fait aussi partie de cette transmission. Dans les fameuses Tours Winstone, l’eau puisée dans les environs pour élaborer le whisky et minutieusement filtrée pour être rendue à la Lour, aussi pure qu’au premier jour. Ou comment rendre à la nature les bienfaits qu’elle prodigue. La Maison pense à l’avenir, et s’organise sur le long terme. Ainsi, d’ici 2020, elle espère réduire sa consommation d’eau de 10%, pour économiser l’équivalent, par an, de 44 000 baignoires pleines.

La nouvelle devise d’Aberlour : « moins d’eau, plus de whisky ! »
La seule énergie qu'on peut utiliser sans restriction, c'est celle qui est employée à produire le meilleur whisky qui soit... A déguster seul, ou accompagné. © DR

Le dernier point important, c’est l’énergie. Chaque filiale du Groupe Pernod Ricard tente à sa manière d’exploiter les gisements d’amélioration, pour utiliser les énergies toujours plus intelligemment. C’est à travers ce raisonnement que la distillerie Aberlour est devenue la première du genre à utiliser le principe de thermocompression. La vapeur produite lors du processus de fabrication est une source de chaleur exploitée lors des autres étapes de la production. La consommation d’énergie globale s’en trouve réduite de 40%.

Ces engagements sont le reflet d’un profond respect pour une nature qui, depuis des années, se met au service de la production de Single Malts uniques au monde. James Fleming aimait cette terre sur laquelle il a installé sa distillerie, mais aussi ses habitants… On lui doit d’ailleurs la réalisation dans la région de projets comme l’édification de l'Hôtel de Ville, de l'hôpital local ou encore du pont Penny Bridge. La Maison Aberlour semble marcher sur ses traces. Tout est pensé pour que les empreintes laissées dans la vallée du Speyside par la distillerie ne soient que la marque d’une volonté farouche d’allier la production d’un whisky de caractère, généreux, fruit d’une double maturation intégrale en fûts de Xérès et de Bourbon, et le respect de l’écrin naturel dans lequel il éclôt.

Parce qu’une région riche de plus de 1400 ans d’histoire, aux matières premières de qualité, ne suffit pas à la création d’une grande distillerie. C’est le travail fourni, dans le respect des populations locales, de la faune, de la flore, et en accords avec les traditions du passé et les enjeux pour l’avenir, qui fait de la Maison Aberlour, une marque résolument à part.

Un aller-retour en Thaïlande

C’est un des lieux d’Asie les plus visités, et tous ceux qui s’y sont rendus savent pourquoi. La Thaïlande, pays du sourire par excellence, offre bien des expériences à ne pas manquer, l’une d’elle ? La cuisine ! Cette semaine, Paris devient Bangkok, mais pas que…

La cuisine « thaï » est une des plus réputées du continent asiatique (voire du monde ?). Il faut dire qu’elle est variée, inspirée de l’Inde, de la Birmanie et de la Chine. Des plats généreux, avec des saveurs qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Si elle est, sur place, extrêmement bon marché, il existe, disséminés à Paris, des restaurants thaïlandais pour toutes les bourses. Voyager Ici & Ailleurs vous emmène dans un des meilleurs de la capitale, qui promet de laisser à vos yeux et vos papilles, un souvenir impérissable.

Rendez-vous pris au Blue Elephant, rue de la Roquette (75011). Face à la devanture, impossible de deviner ce qui vous attend à l’intérieur… Une large vitre occultée de blanc, le logo bien visible (un éléphant bleu), le nom du restaurant écrit en lettres dorées et puis l’entrée, exiguë, avec des touches de bois, des sculptures de reptiles, des fleurs… On ne peut pas passer à coté du « mur des célébrités », où posent, à côté du chef Chang Mulijan, James Cameron (entre autres) et Vladimir Poutine. 

© Clotilde Boudet

Ce qui marque en premier, ce sont les sourires. Ils sont caractéristiques des thaïlandais et ceux qui vous accueillent au Blue Elephant n’ont visiblement pas laissé l’ambiance du métro parisien pervertir le leur. La lumière est tamisée, un gros bouquet coloré illumine l’accueil, on devine quelques plantes, des poutres apparentes… Un seul mot pour décrire le lieu : chaleureux.

Et puis vous voilà au coeur de la jungle thaïlandaise, sur l’île de Koh Lanta, tant la verdure est abondante dans ce restaurant. Ou bien peut-être est-ce Sukhothai, à en juger par les statues divines accrochées ça et là. Quoi que les larges murs de bambous font penser à un village authentique et reculé de Phuket… Et ce pont en bois, avec cette paroi rocheuse ruisselante, au milieu de la salle principale, nous laisse un instant rêver être à Kanchanaburi… Bref, bienvenue en Thaïlande, pays de la sérénité (malgré les 250 couverts répartis en plusieurs salles et mezzanine, le lieu est très intime) où le sourire est une forme de langage. Et tout ça à deux pas de la place de la Bastille.

© Clotilde Boudet


Il y a tant de choix sur la carte (des recettes traditionnelles et d’autres, plus modernes), des plats  aux noms exotiques qu’on voudrait tous goûter (ou redécouvrir)… Le mieux reste de se faire plaisir avec un Menu Royal (48 €) constitué d’un assortiment de mets faits à base de produits de qualité. 5 petites entrées, 5 portions de plats différents accompagnés d’une portion de riz, et en dessert, une assiette de fruits. Pour les gourmands (si tenté que vous ayez déjà réussi à finir tout ça), la soupe, « tom yam khung » aux crevettes géantes et citronnelle ou « tom khan kai » au poulet et noix de coco, est en supplément.

Menu Royal (les plats) + Brochettes sauce saté © Clotilde Boudet

Nos coups de coeurs ? Le « pla samrod », du poisson frit servi avec une sauce légèrement pimentée aux oignons et poivrons. Les brochettes de poulet au saté sont à tomber par terre (et les adeptes savent comme il est dur de trouver de la bonne sauce saté dans les restaurants asiatique). Quant aux plats à la carte, le « pla neung manao », un bar entier poché au citron vert et à la citronnelle, recette populaire du Nord-est du pays et la « laab ped », salade de magret de canard à la mandarine, sont terriblement appétissants.

Si vous êtes végétarien, vous succomberez au « himmapan » de la simili-carné frit, noix de cajou, ananas frais et maïs nain. 

Magret de canard à la mandarine, citron vert, tamarin, litchi, sucre de palme et coriandre. © Blue Elephant


Bref, chaque bouchée est un émerveillement qui s’ajoute au plaisir d’un service impeccable, dans un lieu insolite et romantique.
Rappelez-vous cependant d’une chose : si ce repas vous a donné envie de voyager en Thaïlande, « mai phet » signifie « sans piment », et vous risquez d’avoir à l’utiliser…

  • Menu midi: de 14,80 € à 27 €
  • Menu soir : de 48 € à 59 €
  • A la carte : plats de 24 € à 32 €

Les infos pratiques

  • Téléphone : 01 47 00 42 00
  • Site web : https://www.blueelephant.com/
  • Adresse : 43-45 Rue de la Roquette, 75011 Paris

Les guides Cartoville évoluent

En 2019, la collection de guides de voyage Cartoville, éditée par Gallimard, fait peau neuve. Des versions « augmentées » vont voir le jour, pour une découverte toujours plus approfondie des plus belles villes du monde.

Paris, Budapest, Copenhague, New York, Rome ou encore Tokyo… Voici quelques unes des villes qui font l’objet d’une nouvelle édition améliorée du « guide idéal de vos courts séjours ». La collection Cartoville s’offre, pour janvier 2019, 20 pages de contenu supplémentaire pour 21 de ses destinations les plus prisées. Ces nouveaux guides, toujours composés de bons plans, de dépliants et d’un carnet pratique, font la lumière sur 19 villes phares d’Europe et deux villes incontournables du monde (l’une aux Etats-Unis et l’autre au Japon). Chacune a été observée à la loupe et scrupuleusement détaillée pour que vous soient dévoilés tous ses secrets.

Budapest © Milan Gonda

Vous partez pour un week-end et voulez profiter judicieusement de chaque instant ? Associez les dix nouvelles pages, consacrées à dix incontournables de la ville, au programme (développé heure par heure) pour trois jours de visites et économisez bien du temps et des efforts. Vous partez avec un petit budget ? Les guides Cartoville améliorés vous donnent tous les bons plans gratuits, ou à petit prix… Tout en vous offrant de quoi vous repérer dans la ville : une carte détaillée, grand format, et une description des divers quartiers.

Vous n’avez jamais été scout et avez une peur bleue des cartes ? Pas de panique, le guide met à votre disposition des plans clairs et illustrés, avec localisation de centaines de sites, monuments et adresses recommandées ; et en nouveauté, des itinéraires à suivre pas à pas, pour des balades à thèmes inoubliables.

Vienne © Mapics

Autre nouveauté, et pas des moindres lorsqu’on n’est pas quadrilingue… Un lexique a été ajouté à votre guide Cartoville, pour avoir mots et expressions utiles juste sous la main et se faire facilement comprendre des locaux. Que vous viviez au jour le jour, ou que vous aimiez tout préparer à l’avance, cette nouvelle édition améliorée vous offre donc des guides à petit prix (dès 8,95 €), à prendre par la main pour des découvertes inédites.

Et rassurez-vous, si la destination de votre prochaine escapade ne fait pas partie des 21 villes ciblées par la nouvelle édition, l’édition standard de Cartoville propose plus de 100 destinations supplémentaires dont les guides sont régulièrement mis à jour.

New York © Dibrova

Les Cinq Terres : un paradis coloré

L’Italie ne se contente pas de faire divinement les pâtes et le tiramisu… Elle offre aussi des paysages à couper le souffle et un patrimoine d’une richesse rare. Les Cinq Terres en font partie ; cinq petits villages côtiers surplombant la Méditerranée et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997. De quoi passer un long week-end hors du temps, entre le bleu de la mer, le gris des falaises, le vert des vignes et les façades multicolores des maisons haut perchées qui jalonnent les sentiers.

Il faut marcher ! C’est le meilleur moyen de découvrir et de se laisser happer par le charme de Riomaggiore, Manarola, Corniglia, Vernazza et Monterosso ! Les chemins de randonnée sont accessibles à tous ; et pour les plus aguerris, il est possible de relier Monterosso (le plus au nord) à Riomaggiore (le plus au sud) en 7 heures (25,8km) par un sentier payant. Le train vous permet également d’aller très facilement d’un village à un autre (au départ de la Spezia, il en part un toutes les 20 minutes).

Une demi-journée par ci, une demi-journée par là… 3 jours suffisent à vous en mettre plein les yeux (et l’estomac) !

Le vignoble des Cinq Terres est unique au monde © Kert
 Premier arrêt : c’est donc le village de Monterosso, le plus vieux et le plus grand, fameux pour sa belle plage (la seule de sable des « Cinque Terre »). Normalement, c’est d’abord l’effort, ensuite le réconfort… Mais au vue de la météo parisienne de ces derniers jours, j’ai pensé qu’on méritait de faire du réconfort une priorité, pour une fois…

Pas question de vous faire une liste des choses à visiter, parce que le mieux, c’est juste de s’égarer dans le village ! Vous finirez bien par tomber sur les merveilles qu’il cache, comme l’église San Giovanni Battista (13/14 ème siècle) ou la statue géante de Neptune(d’Arrigo Minerbi)…

  • Où manger Enoteca da Eliseo, un petit bar à vin authentique, tenu par Mary et Eliseo, où l’on déguste des aperitivo et des sourires à l’italienne. (Piazza Giacomo Matteotti, 3, Monterosso al Mare ; site web
  • Où dormir : L'hôtel Pasquale est un trois étoiles idéalement situé au coeur du vieux bourg ! Des 15 chambres, vous aurez vue sur la mer et si vous en faite la demande, vous pourrez participer à la démonstration de la méthode traditionnelle de préparation du pesto, dans un mortier. (Via Fegina, 4, 19016 Monterosso al Mare ; site web ; à partir de 85 €) 
La plage de Monterosso Al Mare © Kirk Fisher

 Deuxième arrêt : le village de Vernazza, qu’on dit être le plus pittoresque (et le plus beau). Son petit port charmant et coloré est le seul naturel des « Cinque Terre ». Un petit coin de paradis où vous aurez envie de prendre le temps… Le temps de visiter, par exemple, l’église marine dédiée à la Sainte Marguerite d’Antioche ou de déguster le fameux vin blanc d’appellation « le Cinque Terre ».

  • Où manger : Si la météo s’y prête, je vous conseille d’aller à la focacceria Batti Batti et à déguster votre foccacia (si vous arrivez à faire un choix…) au bord de l’eau, face aux montagnes. (Piazza Guglielmo Marconi, 8, 19018 Vernazza)
  • Où dormir : Le Mada Charm Apartment donne sur le port? C'est un appartement à louer, idéal pour un couple, dont la décoration est sobre et élégante. Le petit plus ? Un jaccuzi et un balcon ! (site web ; 160 € la nuit )
Impasse de verdure à Vernazza © Gorillaimages

 Troisième arrêt : c’est Corniglia, le village le plus haut (je ne vous parle pas de la vue…), juché sur un promontoire rocheux de 100 m de hauteur et entouré de vignes. Courage à ceux qui s’y risque à pied, par un escalier de 377 marches ! Pour les autres, un service de navettes a été mis en place. C’est le seul village des Cinq Terres à n’être pas directement relié à la mer. Ses ruelles, ses petites places aux terrasses paisibles, ses maisons à quatre étages aux couleurs vives… Pas de doute, ici, ça sent la « Dolce Vita » à plein nez !

  • Où manger : Envie de vous poser sur un canapé, face à la mer et de siroter un Spritz ? Courez au Terza Terra ! La terrasse de ce bar a des airs de bout du monde…Vous avez dit « far(e)niente » ? (Via Fieschi, 215, 19018 Corniglia)
  • Où dormir : La chambre d'hôte Corte del Gallo est pleine de charme et promet un séjour paisible dans une villa traditionnelle possédant 5 chambres. (Via Stazione, 31, 19018 Corniglia ; site web ; à partir de 125 €)
    Vue aérienne de Corniglia © Immaginario75

 Quatrième stop : direction le village de Manarola (lui aussi, c’est le plus beau des Cinq Terres…) où les vignes se cultivent en terrasse (les apéros aussi). Vous ne manquerez pas d’être émerveillés par le petit train monorails, construit dans les années 80, qui amène les viticulteurs sur leurs parcelles… 

  • Où manger : La Trattoria dal Billy met la mer dans votre assiette, et le bonheur dans votre bouche. Selon les arrivages de poissons frais, trois générations de pêcheurs et un chef vous régalent… Tout autant que la vue, époustouflante, sur le village et sur la mer. (Via A. Rollando, 122, 19017 Manarola ; site web)
  • Où dormir : La Torreta Lodge vous fera profiter gratuitement, chaque soir, d'un apéritif et d'un accès à ses bains à remous. La vue sur la mer de Ligurie est superbe et les chambres et suites, élégantes, sont des vitrines à oeuvres d'art contemporain  (Vico Volto 20, 19017 Manarola ; site web ; à partir de 250 €) 
  • Les façades colorées de Manarola s’illuminent la nuit © TessarTheTegu

 Et pour finir, on s’arrête à Riomaggiore, le premier village des Cinque Terre du côté de La Spezia. Il a été édifié dès le  8 ème siècle par des réfugiés grecs et certains très vieux bâtiments sont incroyablement bien conservés. Là, la marina est aussi touristique que les hauteurs du village sont authentiques ; mais les deux valent le coup d’oeil !

  • Où manger : Impossible de se rendre en Italie sans profiter des plaisirs d’un vrai petit déjeuner. Direction le petit bar de village Bar’o Netto, qui ne paye pas de mine mais propose des viennoiseries à l’italienne, de délicieux capuccino et surtout, la fameuse pâte à tartiner Nocciolata de Rigoni di Asiago… IN-COM-PA-RA-BLE ! (Scalinata della Tagliata, 4, 19017 Riomaggiore)
  • Où dormir : L'hôtel Villa Argentin est un 3 étoiles idéalement situé. Certaines chambres possèdent une petite terrasse donnant sur la mer. Le petit déjeuner, quant à lui, propose des produits locaux ! (Via De Gasperi, 170, 19017 Riomaggiore ; site web ; à partir de 70 €) 
Dans les petites rues de Riomaggiore se reposent des bateaux © Ansharphoto

Pour cette escapade aux Cinque Terre, voici mon dernier conseil : Foncez ! Si la météo devient de plus en plus pluvieuse à l’approche de l’hiver, il reste encore la possibilité de profiter de belles journées ensoleillées (où le thermostat monte facilement à 20°C), libres de toutes vagues de touristes… De quoi vous faire oublier un temps la grisaille de Paris !

  • Comment y aller ? Les aéroports les plus proches sont ceux de Gênes et de Pise (à partir de 100 € l’A/R avec Air France) Le vol dure 1h35. Pour rejoindre les Cinq Terres de Gênes, vous avez 1 heure de train et des billets entre 6 et 10 €.
    Festin au restaurant Nessun Dorma, THE place to be de Manarola © 5terrefood
    (L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE)
  • Bon à savoir ?

Pensez à prendre un pass, qui comprend les trajets illimités en train et en bus, l’accès aux sentiers trails, l’internet gratuit dans les gares, l’entrée au musée de la Spezia et l’accès aux toilettes (payantes). Pour une journée, de Levanto à La Spezia, comptez 16 € pour un adulte. Pour un pass 3 jours ce sera 41 € !

Les charmes de Veules les Roses

Laissez vous tenter par une petite escapade normande dans l’un des plus beaux (petits) villages de France. A la découverte d’une vallée verdoyante, au pied de la Manche !

Direction la Normandie donc, plus précisément Veules les Roses. Ce joli patelin, originairement village de pêcheurs et de tisserands, compte aujourd’hui 600 âmes. Il est installé sur cette côte aux eaux froides changeantes depuis le 4 ème siècle (ce qui en fait l’un des villages les plus anciens du Pays de Caux) et fut un lieu de villégiature très prisé au XIXème siècle, notamment par des artistes tels que Victor Hugo ou encore Etienne Mélingue.

Le temps est passé mais le charme, lui, est resté.

Balade pleine de charme à Veules les Roses © Isamiga76

A Veules les Roses, on vient se promener au coeur d’un patrimoine qui a bien des histoires à raconter, et bien des beautés à montrer. L’association des Plus Beaux Villages de France, de laquelle Veules les Roses fait partie depuis septembre 2017, a écrit au sujet de cette commune :« Rien, ou presque, n’aura épargné Veules-les-Roses : des invasions barbares à la Seconde Guerre mondiale en passant par les guerres de Religion… Pillages, incendies, destructions n’ont pourtant pas eu raison de la volonté des Veulais de reconstruire et protéger leur patrimoine ».

A l’instar du Moulin Anquetil, incendié en 1940, qui tourne toujours grâce à sa nouvelle roue. L’eau est au coeur de l’histoire de ce superbe village. Le nom de Veules les Roses découlerait du vieil anglais « wella » qui signifie « puits » ou du vieux norrois « vella », qui désigne un cours d’eau ou une source. Ici, on parle de « la Veules », le plus petit fleuve de France (environ 1 km).

Moulin entouré de verdure, Veules les Roses © Restuccia Giancarlo

 

A travers un circuit formant une boucle autour du court d’eau, vous découvrirez le moulin et toutes les autres merveilles de Veules les Roses : les ruelles pittoresques de la bourgade où s’alignent des chaumières aux jardins débordant de roses, le vieux château et son pigeonnier, la grotte Victor Hugo ou encore l’Eglise Saint-Martin (XII ème siècle) et ses piliers en grès sculptés. En fin de journée, savourez une petite pause au Jardin des impressionnistes.

  • Bon à savoir : le Vendredi 28 décembre 2018, rendez-vous à 17h à l’Office de tourisme pour une visite guidée nocturne, éclairée aux lampions, du circuit de la Veules.
    (1h30 de balade / 3 € par personne, gratuit – 18ans / site internet )

Rendez-vous le dimanche matin sur la plage (jusqu’au 31 décembre) pour déguster la fameuse Veulaise : huître charnue, croquante et parfumée qui grandie entre eau douce et eau salée, aux pieds des parois rocheuses.

Ouverture d’huître © Cody Traxler
Plage de Veules les Roses © Isamiga76
Falaises d’albâtre © Angel217

 

Pas étonnant qu’on nomme ce coin de Seine Maritime « la côte d’Albâtre ». La plage en demi-lune de Veules les Roses est longée de ces falaises, immaculées, qui veillent sur la croissance des huîtres, et sur lesquelles la lumière, aux divers heures du jour, se reflètent avec élégance.

 

 

Un spectacle éblouissant face auquel on se laisse très vite envoûter. Et c’est avec la même douceur qu’on s’arrête sur le ponton en bois de la plage et qu’on se met à rêver à cette Angleterre, juste là de l’autre côté de ce bras de mer. 

Ponton à droite sur la plage de Veules les Roses © Eric Gillard

Et pour combler votre palet autant que vos yeux, rendez-vous au restaurant « Les Galets », où officie le maître cuisinier de France Frédéric Cauchye, qui adapte son menu selon le marché du matin. Et si la saison du cresson (le village possède des cressonnières depuis le XIVème siècle) s’étale de février à mai (il faut donc encore un peu patienter), on ne doute pas que le contenu de vos assiettes saura vous régaler !

  • Où dormir ? Le relais hôtelier Douce France vous propose un séjour plein de charme à 500 mètres de la plage de Veules les Roses. 25 chambres suites et appartements (tous avec une kitchenette) composent cet ancien relais de poste du XVII ème siècle, magnifiquement restauré par les "Compagnons du Tour de France" (à partir de 102 € ; Site web ; 02 35 57 85 30 ; 13 rue Dr Girard, 767980 Veules les Roses)

A la découverte de Tours

Qui a dit qu’on ne pouvait pas allier culture et plaisir ? C’est la promesse que vous fait Tours, la « ville Blanche et Bleue », où le tuffeau (sorte de craie) et l’ardoise accompagnent le vin et le fromage pour mener la danse.  Voici un aperçu des choses que vous pouvez découvrir dans le chef-lieu de l’Indre et Loire !

Son centre historique est inscrit à l'UNESCO et Ville d'Art et d’Histoire. Il faut donc arpentee la ville et les ruelles pavées du Vieux-Tours, l’un des centres-villes les plus dynamiques de France ; et charmant avec ça !  La rue de Bordeaux est la rue piétonne (et commerçante !) la plus longue de la ville ; elle vous mènera à la très jolie place Jean-Jaurès, où le Palais de Justice et l’imposant Hôtel de Ville se dressent, imperturbables face au va-et-vient du tramway. Pour une séance de lèche-vitrines, remontez la rue Nationale jusqu’à la place Anatole France, en bord de Loire.

Place Jean Jaurès © Frantzetalex

Pour les amateurs d'art contemporain, situé à deux pas de la rue Nationale, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré vaut le détour ! Pour les autres, le Musée d’Histoire Naturelle est également très proche et tout à fait intéressant.

Arrêtez vous ensuite place Plumereau, affectueusement surnommée place « Plum’ » par les habitants. On se croirait au coeur palpitant d’un petit village ! C’est l’endroit idéal pour s’octroyer une pause bien méritée, et pourquoi pas déguster du vin, puisque le vignoble de la Loire est un des plus riches de France ? Accompagnez cela de rillettes (bien différentes de celles du Mans, reste à savoir lesquelles sont meilleures...), d'une tarte tourangelle ou autres spécialités locales. 

Place Plumereau de nuit © Xavier Boulenger

Sur cette charmante place, les restaurants, bars et cafés ne manquent pas ! Vous DEVEZ profiter d'être là pour goûter du fromage de chèvre. En pyramide cendrée pour le Valençay, en bûche pour le Sainte-Maure-de-Touraine ou encore tout en rondeur pour le Selles-sur-Cher. Ils sont une partie indéniable du terroir local !

Saint-Maure de Touraine et son verre de Chinon © Makosh

N’oubliez pas d’aller admirer la somptueuse Cathédrale Saint Gatien. Classé au monument historique en 1862, cet édifice au style gothique bâti entre 1170 et 1547 abrite une collection exceptionnelle de vitraux. Et après ? Et bien il vous reste deux emblèmes de la ville à « rencontrer ». Les deux se trouvent au Musée des Beaux-Arts : Fritz l’éléphant et le fameux cèdre du Liban. L’un est un pachyderme empaillé abattu en 1902 et offert à la ville, l’autre est un des plus grands cèdre du Liban d’Europe, planté là en 1804 !

Dos de la Cathédrale Saint Gatien © Leonid Andronov

Et pour une échappée dans un écrin de verdure offrant un point de vue unique sur la ville, direction l'île Simon ! Inhabité depuis 1960, cet îlot de 800 mètres carrés est accessible depuis le Pont Napoléon, à pied depuis la rive droite quand l’eau est basse, ou en quelques minutes de bateau depuis la Guinguette (pour 1€).

  • Où dormir ? L'hôtel Oceania L'univers est un 4* historique situé au coeur de Tours, face à l'Hôtel de Ville. Ouvert en 1846, il jouit de belles surfaces dans lesquelles la décoration, moderbe, se fond à merveille. Après avoir visité la ville, prélassez vous dans l'espace bien-être, où piscine chauffée, hammam et masseurs n'attendent que vous. A partir de 108 € (https://www.oceaniahotels.com ; 5 Boulevard Heurteloup, 37000 Tours ; 02 47 05 37 12)

Un avant-goût d’Indonésie à Paris

Et si vous faisiez une escapade, le temps d’un repas, sur les îles époustouflantes d’Indonésie ? Et tout ça sans quitter Paris !

Si vous avez déjà été en Indonésie, nul doute que vous vous souvenez avec émotion du délicieux Gado-Gado que vous aviez dégusté sur une terrasse à Bali, ou de l’épicé Soto que vous aviez goûté à Java. Vous salivez à l’idée de retrouver ces goûts uniques et savoureux ? Ou bien vous voulez simplement faire tomber de nouvelles frontières gustatives ? Le Djakarta Bali, dans le 1er arrondissement, est l’endroit qu’il vous faut !

" Gado-Gado végétarien " – Riz, tempeh, tofu frit, œuf dur, beignet et nouilles – Sjaki’s Warung à Ubud, Bali © Clotilde Boudet
" Sate Ayam " et " Sate Daging " – Brochettes de poulet et de bœuf grillées, sauce cacahuète © Abamjiwa Al-hadi
" Soto Ayem " – Soupe épicé au poulet, avec vermicelle, œufs durs, et chips – Banyuwangi, Java © Clotilde Boudet

Des masques aux murs rappellent ces gargouilles que l'on voit à l’entrée des temples, supposés protéger les lieux des esprits mauvais. Une superbe statut dorée d’un bouddha en pleine méditation veille sur votre repas. Et l’accueil par le propriétaire Nin Hanafi et son équipe rappelle tout à fait les sourires francs des indonésiens ; des gens aussi généreux que leur culture est riche. Au menu ? Un éventail de spécialités culinaires des îles de Java, Sumatra et Bali. Le tout dans une atmosphère ethnique et feutrée ; le lieu fait part belle aux bois exotiques et couleurs chaudes.

L’éventail, on le retrouve aussi dans les mains des danseuses. En effet, le vendredi soir, le Djakarta Bali propose un encore plus grand plongeon dans la culture indonésienne, avec un spectacle traditionnel. La musique emplie alors le restaurant qui devient la scène de ces danseuses sublimes, vêtues d’étoffes de couleurs vives et ornés de motifs dorés. Les danses s’inspirent de la nature et symbolisent des traditions, des coutumes et des valeurs religieuses particulières.

Danseuse traditionnelle balinaise – Ubud, Bali © Clotilde Boudet

Les mouvements aériens des mains des femmes nous enivrent et soudain (la vue sur les rizières ou sur l’océan mise à part) on se retrouve à 11 000 km de Paris !

Le dépaysement est donc à la fois auditif, visuel et gustatif. De quoi combler curiosité ou nostalgie…
Bon appétit, ou comme disent les indonésiens : Selamat makan !

© Djakarta Bali

Liège pour un week-end

Envie de faire des micros valises et de s’échapper pour un week-end en famille, entre amoureux, entre amis ou même seul(e) ? Ca tombe bien c'est le moment parfait pour découvrir la Foire de Liège, la ville et ses environs. Vous laisserez vous tenter ?

Vous aussi, vous vous sentez empli d'un sentiment de liberté immense lorsque vous traversez une frontière terrestre ?  La liberté dans une autre langue (parfois), une autre culture. Et il n’y a pas besoin de parcourir 25 000 kilomètres pour ressentir ça. Pour vous le prouver, on vous invite à Liège, « la Cité Ardente » et aux Hautes-Fagnes !

© Bontond Horvath
La Montagne de Bueren, Liège © Dmitry Eagle Orlov

 

C’est le moment de venir découvrir la Foire de Liège, qui débutera le 6 octobre 2018 et s'achèvera le 11 novembre 2018. Créée en 1594, c’est la plus vieille kermesse belge encore existante. Une institution qui amène plus d’1,5 millions de visiteurs chaque année, pendant six semaines, au milieu du joli parc d’Avron ; où 175 attractions foraines s’étendent sur un kilomètre.

Grande roue de la Foire de Liège © thesortinghat24

 

Aller à Liège, c’est aussi l’occasion de déguster les fameuses gaufres ou les lacquements (laquemants ? lakemans ?!). La gaufre de Liège est, comparée à sa grande et rectangulaire cousine de Bruxelles, petite avec des bouts arrondis. Sa pâte est plus moelleuse et incrustées de gros sucre qui craque et fond dans la bouche. Quant à ces lacquements à l’orthographe incertaine, il s’agit de fines gaufrettes souples, fourrée et nappée de sirop de sucre à la fleur d’oranger. Délicieux !

© Marina Shanti

Pour les gaufres, allez à Une gaufrette saperlipopette, et pour les lacquements, faites une confiance aveugle à la Pâtisserie Gantoise, présente à la Foire et spécialiste du sujet depuis 5 générations !

Quoi de mieux qu’une bonne promenade en pleine nature pour se remettre des émotions de la Foire et de la (presque) overdose de sucre ? Dimanche après-midi, rendez-vous aux fagnes, ces lande marécageuses et tourbeuses,  paysages des plus étonnants ! Des balades de rêves, dont voici une des plus connues : une boucle partant de la Baraque-Michel, un lieu emblématique de la région. 8 km à parcourir entre armée d’épicéas et étendue d’herbes hautes. Un territoire magique aux ambiances à nulles autres pareilles !

© R.Classen
© Neja Hrovat

 

Où dormir ? Situé en plein centre-ville, dans le coeur historique, culturel et commercial de Liège, l’hôtel 5 * Les Comtes de Méan vous offre un confort optimal dans ses chambres et suites, et tout le bien-être nécessaire à un week-end reposant dans son Osmose Wellness & Spa.

A partir de  149 € la nuit / 042229494 / Site web

 

Escapade à Rambouillet

Tout le monde connait ce dimanche d’automne où le soleil, brillant sur la chaussée parisienne, ne suffit pas à calmer notre blues post-été. Ce dimanche où on rêve d’être ailleurs sans vraiment savoir où s’évader. Les Tuileries ou le Parc Monceau, ça ne suffit pas toujours à « prendre l’air » et les prochains congés sont encore loin. Alors si vous êtes à la recherche d’un horizon verdoyant, d’un air pur et de calme, je vous propose une escapade d’une journée au cœur des 14 550 hectares de la forêt de Rambouillet, pour un retour à la Nature, la Vraie !

Vue du ciel, propriété dans la Forêt de Rambouillet © François Boizot / Shutterstock

Que vous empruntiez le GR1 pour fouler les allées jadis créées par le fils de Louis XIV, que vous alliez aux étangs de Hollande (un véritable chef d’œuvre hydraulique créé par Louis XIV et Colbert) pour profiter de la base de loisir, ou que vous choisissiez le château du parc et ses spectacles de rapaces ... Vous êtes assurés de passer un bon moment ! Marchez jusqu’aux Rochers d’Angennes, ancienne carrière dont la roche a servi à construire les pavés de Paris, découvrez le petit village pittoresque de Poigny la Forêt. Vous pouvez également continuer jusqu’à l’église Saint-Pierre datée du XII ème siècle. Rambouillet offre de multiples randonnées, plus ou moins longues, mais toujours faciles à faire en 2h ou 4h pour la moyenne. Et pourquoi pas apporter votre pique-nique ? Rien de tel pour une escapade totalement réussie !

© Bensliman Hassan / Shutterstock
© Pack-Shot / Shutterstock

Si vous avez secrètement rêvés d'être garde forestier, n'hésitez pas à partir à la recherche des animaux qui peuplent la forêt sauvage. Plus de 150 cerfs, chevreuils, daims ou sangliers, vivent en liberté totale sur 180 hectares. Soyez patients et discrets, dans l'espoir de les croiser, au détour d’une clairière, entre cyprès, grands chênes et bouleaux. En ce moment et jusqu’à début octobre, vous risquez même d’entendre un râle puissant, sorti des tréfonds de la forêt ; c’est la (très courte) saison du brame ! Les cerfs tentent bruyamment d’attirer l’attention des femelles, pour un spectacle sonore impressionnant.

© Giedriius / Shutterstock

L'automne est donc la saison idéale pour aller s’égarer en forêt. Les arbres se parent d’ocre, de rouge et de lumière. Des points culminants de ces paysages en partie vallonnés, là où la roche se mêle à la terre, on se croirait presque au cœur d’un grand Parc National Américain.

Un dépaysement total, et un sentiment de paix bienvenu !

Les Belles Etapes du Tour de France : Paris 

Plus précisément, les Champs Elysées ! C’est sur cette avenue mythique du VIII ème arrondissement de Paris, créée en 1670, qu’a pris fin,  dimanche 29 juillet, le Tour de France 2018. Après avoir parcourus 3351 kilomètres, c’est sur la plus belle avenue du monde, longue de presque 2 kilomètres, que les coureurs du Tour ont achevé leur périple. L’avenue relie la place de la Concorde à la place Charles-de-Gaulle.

Après vous avoir fait découvrir 6 villes étapes superbes (parmi tant d’autres), nous voici arriver au bout de notre série des Belles Etapes du Tour de France !

L’info insolite : L’avenue tire son nom du lieu des Enfers où les âmes vertueuses trouvaient le repos dans les mythologies grecque et romaine. Autre fait étonnant, le soleil ne se couche pile dans l’axe des Champs Elysées que deux fois par ans. Aux alentours du 10 mai et du 1er août. L’astre descend alors dans le ciel pour arriver, rougeoyant, juste sous l’Arche de Triomphe. Un spectacle superbe !

L’atout majeur : A son extrémité ouest se dresse l’Arc de Triomphe, justement. Un monument construit en 1836, sous Napoléon I er, par l’architecte Jean-François Chalgrin. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu, inhumé en 1921, et qui symbolise les victimes de la Première Guerre mondiale. La flamme du souvenir qui se trouve entre ses quatre socles est ravivée chaque soir à 18h30, par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre.

Les choses à voir : La grande roue de Concorde, c’est fini ! Mais la Place conserve un charme certain, qui vaut le coup d’oeil surtout la nuit tombée, éclairée par les phrases nombreux des voitures. Passez devant l’hôtel de la Païva, au numéro 25. C’est un des plus vieux hôtel particulier de l'avenue, entre 1856 et 1866 par l’architecte Pierre Manguin. Il constitue l'un des meilleurs exemples bien conservés d'architecture privée du Second Empire. Mais sur les Champs, le maître mot c’est avant tout le shopping ! Luxe, prêt à porté, concessionnaires de voiture, parfumerie…  Parfois dans un décor magnifique, comme au numéro 78, sous les Arcades. Bref comme chantait Joe Dassin : « Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées »

Se divertir : Le célèbre cabaret Lido, ouvert en 1946, a commencé à se faire un nom lors de la Belle Epoque. Notamment grâce à sa décoration vénitienne et sa plage. Aujourd’hui , l’établissement propose deux spectacles par jour, qui rendent hommage à Paris dans ce qu’il a de plus essentiel et vibrant : son amour de l’art, du fantasque et de la beauté. Édith Piaf, Laurel et Hardy ou encore Dalida, se sont produits sur sa scène. En profitant d’un dîner, laissez vous envoûter par le charme des danseuses de la très sexy troupe des Bluebell Girls, avec leurs plumes et leurs nuées de paillettes… Ou par tous les autres artistes qui se produisent au Lido. Ils rendent tous merveilleusement bien hommage à la ville lumière. (116 bis Avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.40.76.56.10 ; à partir de 130 €)

Une spécialité : Sur les Champs Elysées, vous pouvez déguster une des spécialités les plus gourmandes et délicates de Paris : le macaron ! Et quel meilleur endroit pour cela que Ladurée ? Si les petits gâteux rond feront frissonner vos papilles de plaisirs, le spectacle est aussi au menu du restaurant et dans le design des lieux. Au rez-de-chaussée, la verrière Eiffel et la terrasse offrent une vue idéale sur l’avenue. Le bar est enchanteur, tout comme les différents salons du premier étage, dédiés aux égéries de l’époque. Le tout s’inspire du style du Second Empire et est magnifiquement réalisé par le décorateur Jacques Garcia. (75 avenue des Champs Elysées, 75008 Paris ; 01.85.56.28.41 ; 2,60 € le macaron ; Menu complet à 42 €)

Où dormir : Dormir sur la plus belle avenue du monde, c’est s’assurer une expérience de luxe inégalée. L’hôtel 5 étoiles Marriott incarne à la perfection l’élégance parisien. 3 restaurants, un centre de fitness, une terrasse privée et un bar, où vous pouvez déguster de délicieux cocktails sous une immense verrière… Rien n’est trop beau pour les Champs Elysées. Dans vos chambres vous attendent lit king size et salle de bain en marbre, dans une décoration sobre et raffinée. (70 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris ; 01.53.93.55.00 ; à partir de 482 € la nuit)

Où manger : Entrez dans le Copenhague, et vous voilà loin du tumulte des Champs. C’est le restaurant de la mythique Maison du Danemark. C'est le seul de l’avenue à avoir une étoile au guide Michelin ! Vous entrez dans un espace chaleureux, accueillant, à la décoration élégante et épurée typiquement nordique. La carte est signée Andreas Møller, jeune et talentueux chef danois. A la carte, du poisson, évidemment, mais surtout des produits frais ! Le poisson est assuré de mettre moins de 10h pour arriver de la Bretagne, où il est pêché par les frères Jago, à votre assiette. Des mets d’exceptions, travaillés avec finesse. (142, Avenue des Champs-Elysées,  75008 Paris ; 01.44.13.86.26 ; Menu déjeuner à 55 €)